Mondial: Didier Deschamps prendra ce qu'on lui donnera

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DIDIER DESCHAMPS ATTEND DÉSORMAIS LE TIRAGE AU SORT DE LUNDI
DIDIER DESCHAMPS ATTEND DÉSORMAIS LE TIRAGE AU SORT DE LUNDI

SAINT-DENIS, Seine-Saint-Denis (Reuters) - La France ne sera pas tête de série lors les barrages pour la Coupe du monde 2014 et a tenté de faire changer la règle par la Fifa, mais Didier Deschamps est résigné à faire avec l'adversaire que désignera le tirage au sort, lundi.

A l'issue des derniers matches de la phase de groupes, mardi, les Bleus victorieux de la Finlande (3-0) échouent à un point de l'Ukraine au classement Fifa, qui devrait désigner le Portugal, la Croatie, la Grèce et donc l'Ukraine comme tête de série.

Une nouvelle fois, après la rencontre, Didier Deschamps a déploré que les Bleus aient subi un préjudice en ayant moins de matches officiels à disputer que les autres équipes puisqu'ils figuraient dans le seul groupe à cinq nations au lieu de six.

"Ce qui est rageant, c'est qu'on rate la tête de série pour un point par rapport à l'Ukraine", a-t-il dit en conférence de presse. "On est un peu pénalisé mais on prendra l'adversaire qu'on nous attribuera."

Le sélectionneur des Bleus avait déjà souligné les jours précédents que les rencontres de qualifications rapportaient davantage de points que les matches amicaux - deux fois et demi plus -, selon les critères officiels.

Après que l'Ukraine eut passé huit buts à Saint-Marin, il a mis en avant le fait que les calculs pour désigner les meilleurs deuxièmes ne tenait pas compte des points acquis face aux derniers des groupes mais que le classement Fifa les maintenait.

En poussant sa démonstration, il a suggéré que le président de la Fédération française, Noël Le Graët, avait présenté cet argument lorsqu'il a contacté la Fifa. De là à avoir gain de cause ?

"C'est eux qui décident, donc ils décideront... Nous, on a fait valoir nos droits par rapport à ce qu'on trouve un peu injuste", a dit Deschamps. "Après, on obéira à leur décision."

Si rien ne change dans ces critères modifiés en 2009, après un barrage France-Irlande qui avait eu lieu parce que les Bleus étaient favorisés par la prise en compte de résultats passés - donc de leur finale mondiale de 2006 -, la France connaît ses adversaires potentiels.

Mais le sélectionneur ne veut pas afficher de préférence.

"C'est légitime, on se dit le Portugal parce qu'il y a Cristiano Ronaldo, un grand joueur qui a une influence importante", a-t-il répondu à une question sur l'adversaire qu'il pensait le plus redoutable.

"La Croatie, la Grèce ou l'Ukraine, ce sera plus des collectifs, mais ce ne sera pas facile non plus."

Gregory Blachier

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