Mondial: Didier Deschamps fier de ses joueurs

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DIDIER DESCHAMPS FIER DE SES JOUEURS
DIDIER DESCHAMPS FIER DE SES JOUEURS

SAINT-DENIS, Seine-Saint-Denis (Reuters) - Didier Deschamps s'est dit fier de ses joueurs, mardi, après la qualification de l'équipe de France pour la Coupe du monde au Brésil à l'issue d'un "très, très grand match" contre l'Ukraine (3-0).

Abattu après la défaite à Kiev vendredi (2-0), combattif à l'approche du match retour, Deschamps a été décisif en opérant des choix importants : retour à un milieu à trois qui a bien fonctionné, titularisation de Mamadou Sakho, Mathieu Valbuena ou Karim Benzema, tous cruciaux.

Mais il n'a pas voulu s'attribuer plus de mérite que celui d'un technicien dont la marge de manoeuvre, une fois que le match a commencé, est forcément limitée.

"Non, fier d'eux", a-t-il dit à la presse lorsqu'il lui a été demandé s'il était fier de son coup.

"Moi, je vis à travers eux. C'est leur histoire, je fais partie de leur histoire et c'est eux qui l'ont réalisée ce soir."

"Avoir retourné cette situation, le mérite en revient aux joueurs. Ils ont fait quelque chose de grand. J'avais dit qu'il fallait deux grands matches, on a raté le premier mais là, on en a fait un très, très grand."

Didier Deschamps avait sonné la révolte, souhaité un match "hors normes", un "match total", avait encore insisté dimanche et lundi à Clairefontaine, où le président de la Fédération Noël Le Graët avait aussi fait passer le message.

Les joueurs ont fait ce qu'ils attendaient et Deschamps n'en était pas surpris, du moins l'a-t-il dit.

"C'est facile à dire après mais je n'avais pas de doute que les joueurs allaient répondre présent", a-t-il dit.

Reste désormais à comprendre comment une équipe si dominée vendredi à Kiev, bousculée à chaque impact, battue physiquement au point d'être tout près de couler pour de bon a pu changer à ce point. La tactique ? Deschamps a assuré que non.

"Le système a son importance mais l'important c'est les ingrédients qu'on y met. J'ai un groupe, une équipe qui a fonctionné. Je ne dis pas qu'on va toujours jouer comme ça. On a été performant dans d'autres systèmes", a-t-il souligné.

"Malheureusement, on a du mal à maintenir dans le temps cet état d'esprit et cette volonté. Mais quand on l'a, on est compétitif."

La France l'a montré mardi. Quand elle arrive à s'imprégner de la "culture de la gagne", expression souvent accolée au nom de son sélectionneur, elle est capable de tout. Même d'un très grand match.

Gregory Blachier, édité par Simon Carraud

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