Mondial: Deschamps doit gérer risques de suspensions et blessures

le
0
DIDIER DESCHAMPS CONFRONTÉ AUX RISQUES DE SUSPENSIONS ET AUX BLESSURES C
DIDIER DESCHAMPS CONFRONTÉ AUX RISQUES DE SUSPENSIONS ET AUX BLESSURES C

par Gregory Blachier

CLAIREFONTAINE, Yvelines (Reuters) - Didier Deschamps a beau répéter que le match contre la Géorgie est plus important que celui contre l'Espagne, les menaces de suspension et les pépins physiques pourraient le conduire à ne pas aligner son équipe de France type vendredi.

Au premier jour du rassemblement à Clairefontaine, lundi, en vu des deux matches de qualification pour la Coupe du monde 2014, le sélectionneur a souligné lui-même que ses choix pourraient entrer en contradiction avec son discours.

Depuis des jours, des semaines même, il martèle qu'il faut battre la Géorgie pour aborder la rencontre face aux champions d'Europe et du monde espagnols dans les meilleures conditions.

Mais le défenseur Laurent Koscielny et les milieux de terrain Maxime Gonalons, Yohan Cabaye et Blaise Matuidi peuvent tous manquer le second rendez-vous s'ils sont avertis lors du premier.

Interrogé sur l'hypothèse de se passer d'eux vendredi pour s'assurer de leur présence quatre jours plus tard, Deschamps a admis que c'était "une possibilité".

"Je ne vais pas dire que je vais le faire sur les quatre. Ça peut être une possibilité. Il y a un danger supplémentaire à travers ce risque de suspension", a dit Deschamps.

"Mais si je fais ça, ça va aussi à l'encontre du discours que j'ai, qui est que le plus important, c'est le premier match", a-t-il ajouté.

Puisqu'il entend lier les paroles et les actes, Deschamps pourrait bien couper la poire en deux et préserver Koscielny et Matuidi.

Le premier, malgré huit petites sélections, a bien plus d'expérience que son prometteur concurrent dans l'axe central, Raphaël Varane. Le second est indiscutable et sa capacité à harceler l'adversaire et combler les espaces manquerait face à l'Espagne.

Le cas de Yohan Cabaye est peut-être plus simple encore puisque le milieu de terrain de Newcastle, lui aussi titulaire en Bleu et sans doute meilleur joueur français au dernier Euro, est arrivé légèrement blessé à Clairefontaine.

A l'instar de Franck Ribéry et Jérémy Ménez, Cabaye n'a pas joué ce week-end en club. Les trois hommes devaient suivre lundi un programme individualisé avant de participer mardi à leur premier entraînement collectif.

VARANE "CAPABLE D'ASSUMER"

Didier Deschamps s'était déjà prémuni contre un éventuel forfait de l'attaquant munichois ou de son homologue parisien en constituant un groupe de 24 joueurs au lieu de 23.

Si l'un, l'autre ou les deux devaient rester sur la touche vendredi, le sélectionneur pourrait associer Karim Benzema à Olivier Giroud ou faire appel au revenant Loïc Rémy, même si son profil de joueur d'espaces ne colle pas forcément avec le besoin d'étirer une équipe regroupée devant son but.

En défense et au milieu, les solutions naturelles sont deux hommes qui représentent l'avenir des Bleus, Raphaël Varane et Paul Pogba.

Le premier s'est imposé depuis le début de l'année au Real Madrid et ses débuts en équipe de France auraient dû avoir lieu le mois dernier contre l'Allemagne s'il n'avait pas été blessé.

L'attente est plus forte lors d'un match de qualifications pour le Mondial que pour un amical, mais Deschamps l'a dit, il faudra bien que Varane débute tôt ou tard.

"Le risque zéro en football... Ce n'est pas une science exacte. Sur ce qu'il fait régulièrement, depuis plusieurs semaines avec le Real Madrid, je n'ai pas d'interrogations sur son niveau de performance", a-t-il dit.

"C'est un autre contexte avec l'équipe de France. Est-ce qu'il est capable d'assumer ça? Oui je le pense."

Quant à Paul Pogba, qui a trouvé sa place à la Juventus, il offre des options face à une défense regroupée -sa force de percussion, sa frappe de balle. Et s'il est arrivé un peu sur la pointe des pieds, il s'est dit "prêt".

"Au début, ça m'a fait quelque chose cinq, dix minutes (d'être à Clairefontaine) et après, tu te fonds dans la masse, dans le groupe et tu te dis que tu veux jouer", a dit le joueur qui a fêté ses 20 ans la semaine dernière.

Didier Deschamps, en tout cas, a rappelé que si Pogba était là, c'est qu'il avait "confiance" en lui. Peut-être même assez pour lui faire jouer le match "le plus important".

Edité par Julien Prétot

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant