Mondial: dernier galop bleu avant le grand saut

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DERNIER GALOP DES BLEUS AVANT LE GRAND SAUT
DERNIER GALOP DES BLEUS AVANT LE GRAND SAUT

par Gregory Blachier

PARIS (Reuters) - L'équipe de France de football dispute mardi face à la Finlande son dernier match avant que de probables barrages se dressent sur sa route vers la Coupe du monde 2014, et Didier Deschamps aimerait que ses joueurs lui posent de nouveaux problèmes.

Les Bleus n'ont qu'une infime chance d'obtenir mardi leur billet pour le Brésil. Il faudrait que l'Espagne s'incline à domicile contre la Géorgie, qu'eux-mêmes battent la Finlande et comblent en même temps une différence de buts défavorable.

Ni le sélectionneur ni ses joueurs n'y croient. Et depuis huit jours qu'ils sont à Clairefontaine, ils n'ont à la bouche que la préparation de barrages qui s'annoncent redoutables.

La France ne sera vraisemblablement pas tête de série lors du tirage au sort, la semaine prochaine, et leurs adversaires potentiels se nomment pour l'heure Croatie, Portugal et Grèce. Le quatrième sera la Suède ou l'Ukraine, voire l'Angleterre si elle est accrochée par la Pologne.

La Fédération ayant peu de chances de voir aboutir son recours contre le calcul du classement Fifa qui désignera les têtes de série, le match contre la Finlande ne sera sans doute pas décisif. Il n'est pas dénué d'intérêt pour autant.

Il offrira aux Bleus une opposition sans doute un peu plus digne que la faible équipe d'Australie venue humer l'air frais du Parc des princes et repartie avec six buts encaissés mais sans sélectionneur, Holger Osieck ayant payé cette tournée.

Certes, la Finlande n'est pas du calibre des adversaires que l'équipe de France pourrait affronter les 15 et 19 novembre. Mais elle a tenu l'Espagne en échec il y a un mois et a concédé seulement six buts en sept matches de qualifications.

Les Bleus, qui entre mars et septembre étaient incapables d'en inscrire un seul, en ont marqué dix sur les deux dernières sorties en Biélorussie (4-2) et contre l'Australie (6-0).

Quel que soit le niveau de l'opposition, il faut y voir un progrès. Au Parc des Princes, la fluidité des enchaînements et la volonté de chacun de jouer avec ses partenaires plutôt qu'à côté d'eux ont contribué à exposer les lacunes australiennes.

DUELS PARTOUT

C'est ce que réclame Didier Deschamps qui aimerait choisir les joueurs plutôt qu'en aligner par défaut.

"Je préfère être confronté à des choix difficiles", a-t-il résumé samedi devant la presse. La veille, juste après le match, il disait à propos de la titularisation de Samir Nasri en meneur de jeu : "C'est des choix. Si j'ai des joueurs qui sont là, c'est plus compliqué mais je ne vais pas me plaindre de ça."

La prestation du joueur de Manchester City va dans le sens souhaité par Didier Deschamps maintenant qu'il a présenté ses excuses pour ses errements du passé et semble décidé à parler plutôt balle au pied.

S'il apporte une alternative crédible, le Citizen semble partir encore avec une longueur de retard sur Mathieu Valbuena, souvent bon en Bleu et que Deschamps, qui a souligné la qualité des performances du Marseillais, devrait titulariser mardi.

"Ça n'enlève rien à Mathieu, il a fait de très très bonnes choses (...) Depuis que je suis là, il a joué énormément de matches", a rappelé le sélectionneur qui pourrait aussi associer les deux hommes en décalant l'un des deux à droite.

Au milieu, Paul Pogba et Yohan Cabaye ont aussi convaincu et puisque le système adopté associe deux joueurs et que Blaise Matuidi, mis au repos vendredi, y semble inamovible, il y aura là aussi un choix à faire.

Tout comme en charnière centrale où Eric Abidal paraît être installé puisque Didier Deschamps répète à l'envi qu'on ne convoque pas un joueur de 34 ans comptant 65 sélections pour ne pas le faire jouer. Mais derrière lui, Raphaël Varane, Laurent Koscielny, voire Mamadou Sakho postulent.

Si Deschamps assure avoir déjà l'essentiel d'un onze type en tête, les joueurs alignés mardi auront l'occasion d'affirmer leur position, à l'image d'un Olivier Giroud qui pourrait débuter pour la troisième fois d'affilée en pointe, une première.

Et si les Bleus sont bons et sèment le doute dans l'esprit du sélectionneur, il ne s'en plaindra pas dans la perspective de barrages où il ne sera plus question de préparation.

Edité par Gilles Trequesser

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