Mondial 2022: Franz Beckenbauer prêt à répondre aux enquêteurs

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SANTO ANDRE Brésil (Reuters) - Franz Beckenbauer a estimé dimanche que la suspension de 90 jours que lui a infligée la Fifa devait être levée et il s'est dit prêt à répondre à toutes les questions dans l'enquête ouverte sur l'attribution du Mondial 2022 au Qatar.

Dans un communiqué diffusé sur Twitter, le porte-parole de l'ancien capitaine de l'équipe d'Allemagne championne du monde en 1974 a dit que Beckenbauer était prêt à répondre à la commission d'éthique de la Fifa avant le 27 juin au plus tard.

La Fifa a annoncé samedi que Franz Beckenbauer, membre du comité exécutif qui a octroyé l'organisation de la Coupe du monde 2022 au Qatar, était interdit d'assister à un match de football, y compris à titre personnel, pendant 90 jours.

La Fédération internationale a justifié sa sanction en précisant que l'ancien défenseur allemand avait reçu à plusieurs reprises des demandes pour fournir des informations, sans donner suite.

Beckenbauer a expliqué qu'il n'avait rien à cacher et demandait simplement que les questions qui devaient lui être posées le soient en allemand.

Cette suspension a été imposée à la demande de l'avocat américain Michael Garcia qui dirige la procédure d'enquête de la commission d'éthique de la Fifa ouverte pour corruption présumée dans l'attribution des compétitions à la Russie pour 2018 et au Qatar pour 2022.

"Franz Beckenbauer a dit samedi à la Fifa qu'il répondrait à toutes les questions de la commission d'enquête le 27 juin au plus tard", a dit son porte-parole Marcus Höfl.

"Nous supposons qu'il n'existe plus dès lors de soupçon d'une possible violation des règles de la Fifa et que les sanctions temporaires qui lui ont été imposées doivent être levées sans délai", a-t-il poursuivi.

Le porte-parole a précisé que Franz Beckenbauer avait été "extrêmement surpris" par la sanction de la Fifa qui, a-t-il ajouté, ne lui a jamais offert l'opportunité de répondre aux charges retenues contre lui. Il n'avait pas non plus été informé de la sanction qu'il encourait.

(Erik Kirschbaum, Pierre Sérisier pour le service français)

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