Mondial 2014-Les Bleus ont fait l'essentiel avant l'Espagne

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LES BLEUS ONT FAIT LE PLEIN DE POINTS AVANT D'AFFRONTER LA ROJA
LES BLEUS ONT FAIT LE PLEIN DE POINTS AVANT D'AFFRONTER LA ROJA

par Olivier Guillemain

PARIS (Reuters) - Les Bleus de Didier Deschamps ont bouclé leurs deux premiers matches des éliminatoires du Mondial 2014 sur un carton plein mais la faiblesse de leurs adversaires n'invite pas à verser dans l'euphorie, surtout avant d'affronter l'Espagne.

En l'espace de quatre jours, l'équipe de France peut se targuer d'avoir réussi à faire ce dont elle avait été incapable à l'Euro: enchaîner deux succès.

Un premier, étriqué, en Finlande (1-0) ; un second, un peu plus confortable, à domicile contre la Biélorussie (3-1).

Pour le sélectionneur Didier Deschamps, à qui le président de la Fédération française a fixé comme mission de qualifier les Bleus pour la prochaine Coupe du monde au Brésil, l'essentiel était d'ailleurs bien là: s'imposer, peu importe la manière.

"Le contrat a été rempli. On a pris six points et on pouvait difficilement en prendre plus", a-t-il dit mardi soir, avec la pointe de réalisme et d'humour qui ont forgé sa réputation de joueur puis d'entraîneur.

"La chose importante était vraiment de gagner ces matches. Et maintenant, c'est aux joueurs d'assumer jusqu'à leur prochaine sélection leur statut d'international en se montrant efficaces dans leur club", a poursuivi Didier Deschamps, soucieux que ses joueurs ne se relâchent pas.

Car le prochain adversaire des Bleus le 16 octobre ne sera pas la 96e ou 76e nation au classement Fifa mais tout simplement la première: l'Espagne.

S'ils souhaitent décrocher directement leur billet pour le Brésil sans passer par la case barrage, les hommes de Didier Deschamps devront élever leur niveau de jeu face aux champions du monde en titre.

D'un naturel confiant et pragmatique, le successeur de Laurent Blanc préférait retenir que la Roja avait souffert pour son entrée dans ses éliminatoires, avec une victoire décrochée en Géorgie en toute fin de rencontre (1-0).

"Ce genre de match prouve que même pour la grande équipe d'Espagne, les choses peuvent être difficiles pour tout le monde", a-t-il souligné.

"Après voilà, ils ont gagné et restent les favoris du groupe mais c'est certain que pour nous, c'est mieux d'aller là-bas avec six points."

En plus de ces fameux six points, synonymes de première place du groupe I avec trois points d'avance sur la Roja qui compte un match en moins, les Bleus iront en Espagne avec quelques certitudes acquises lors des deux derniers matches.

"POURVU QUE ÇA CONTINUE COMME ÇA"

La première concerne le niveau et la complémentarité du milieu de terrain.

Impeccables en Finlande aux côtés d'Abou Diaby, Yohan Cabaye et Rio Mavuba ont en effet confirmé contre la Biélorussie qu'avec eux, et malgré l'absence du Gunner, le jeu de l'équipe de France était plus fluide, plus percutant et plus juste.

Déjà à l'origine du but de la victoire à Helsinki, l'entrejeu français a à nouveau montré la voie à Saint-Denis en débloquant le match par l'intermédiaire d'Etienne Capoue.

Deuxième motif de satisfaction pour Didier Deschamps, son secteur offensif, qui avait péché par son manque de présence dans la surface adverse en Scandinavie, a su rectifier le tir.

Déçu par sa ligne d'attaque en Finlande, le sélectionneur des Bleus avait tranché dans le vif en tentant un pari: décaler Karim Benzema sur la droite pour laisser Olivier Giroud en pointe et Franck Ribéry à gauche.

A en voir le nombre d'occasions que se sont créé ou qu'ont initiées ces trois-là, le résultat fut plutôt payant.

"Ce soir, cela me semblait être la solution la meilleure pour leur poser des problèmes", s'est justifié Didier Deschamps, pas mécontent que la tactique ait fonctionné presque à plein.

En fait, il n'y a guère que la charnière centrale française, si rassurante en Finlande, qui s'est fait remarquer en concédant un penalty en deuxième période.

Cette même paire ne pourra être alignée en Espagne puisque l'auteur de la faute, Mapou Yanga-Mbiwa, a écopé d'un deuxième carton jaune en deux matches, synonyme de suspension.

"Peut-être qu'avec plus de sélections, il pourra éviter ce genre de cartons", a dit à ce sujet Didier Deschamps, qui a tenu en guise de conclusion à louer "l'état d'esprit" de ses troupes affiché pendant ce stage de neuf jours.

Le milieu de terrain Rio Mavuba n'a pas démenti, estimant que les Bleus avaient "su progresser" et qu'ils étaient "sur la bonne voie".

"Pour l'instant, il n'y a pas eu de couac. Après, il faudra voir quand ça sera plus compliqué", a souligné le capitaine lillois avant de formuler un voeu pieux: "Pourvu que ça continue comme ça".

Edité par Grégory Blachier

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