Mondial 2014: les Bleus confirment contre la Biélorussie

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LES BLEUS DOMINENT LA BIÉLORUSSIE 3 BUTS À 1
LES BLEUS DOMINENT LA BIÉLORUSSIE 3 BUTS À 1

par Olivier Guillemain

SAINT-DENIS, Seine-Saint-Denis (Reuters) - Quatre jours après une première victoire étriquée en Finlande, les Bleus de Didier Deschamps ont livré une copie plus propre mardi contre la Biélorussie (3-1), un résultat qui confirme qu'il faudra compter sur eux dans la course à la qualification au Mondial 2014.

L'équipe de France s'en est remise à deux de ses jeunes appelés, Etienne Capoue (49e) et Christophe Jallet (68e), pour construire son succès avant que Franck Ribéry ne scelle définitivement le sort de la rencontre (80e).

Entretemps, l'opportuniste Anton Putilo avait brièvement fait douter les Bleus en marquant dans la foulée d'un penalty arrêté par Hugo Lloris à la 72e.

Avec ce résultat conjugué à celui de l'Espagne, victorieuse en Géorgie (1-0), la France occupe seule la tête de son groupe avec trois points d'avance sur ces deux équipes. Mais les champions du monde en titre, qui effectuaient leur rentrée à Tbilissi, comptent un match un moins.

Prié de dire s'il avait passé un bon moment mardi soir au Stade de France, Didier Deschamps a répondu avec le sourire et par une phrase collant parfaitement avec sa réputation "d'apôtre de la gagne".

"C'est toujours une très bonne soirée quand on gagne", a commencé par dire en conférence de presse le capitaine des champions du monde 1998, un rictus au coin des lèvres.

"Après, c'est vrai que l'on n'a pas tout bien fait mais au final, on marque trois buts et cela, c'est quand même de plus en plus en rare dans le football de haut niveau", a-t-il souligné par la suite.

"On a joué contre un adversaire très regroupé et ce n'était pas évident de trouver des solutions, des décalages. Après, au fil du temps, on a commencé à avoir un peu plus d'espaces pour nous", a analysé l'ancien entraîneur de l'OM, qui a apprécié par ailleurs la "spontanéité" et "la présence" des siens dans le camp adverse.

Le film de la rencontre donne en partie raison à Didier Deschamps.

Comme si le scénario avait été écrit à l'avance, les Bleus ont entamé la rencontre pied au plancher, en prenant à la gorge dès les premières minutes des Biélorusses venus en France avant tout pour défendre.

Critiqués pour leur manque de présence dans la surface adverse en Finlande, les attaquants français ont en effet montré au cours du premier quart d'heure de jeu qu'ils avaient parfaitement compris les reproches de leur sélectionneur.

PREMIERS BUTS EN BLEU POUR CAPOUE ET JALLET

En pressant très haut leurs adversaires mais aussi en multipliant les actions jouées à une touche de balle, Olivier Giroud, préféré à Jérémy Ménez, Karim Benzema et Franck Ribéry ont beaucoup tenté.

Mais le bloc biélorusse, très compact, ne voulait pas céder.

En tout cas pas sur deux très belles têtes de l'ancien Montpelliérain (13e et 30e). Ni sur un coup franc aux 25 mètres frappé par le Madrilène et détourné de justesse par un défenseur (36e). Ni sur une frappe du joueur du Bayern Munich, contrée in extremis (45e).

Encouragé lui aussi à venir mettre de la présence physique dans la surface, le défenseur du Paris Saint-Germain Mamadou Sakho a failli marquer en première période mais par deux fois, ses puissantes têtes sur corner ont été repoussées (8e et 38e).

Au retour des vestiaires, les Bleus sont passés très près de la punition et pour ne pas boire la tasse d'entrée, ils n'ont dû leur salut qu'à une très belle parade d'Hugo Lloris lors d'un face-à-face avec un attaquant biélorusse (47e).

Mais à peine deux minutes plus tard et à force de se découvrir, ce sont les Biélorusses qui, pris à leur propre jeu, ont encaissé un but sur une action au départ initiée en contre.

Après un bon débordement de Christophe Jallet côté droit, le Parisien a eu la malchance de se voir stopper dans son élan mais bien placé, Franck Ribéry a immédiatement profité de cette perte de balle pour relancer les hostilités.

En toute intelligence, le Bavarois a d'abord provoqué son adversaire direct avant de centrer pour Etienne Capoue, tout heureux d'ouvrir son compteur chez les Bleus (49e).

Dix-neuf minutes plus tard, Christophe Jallet a imité le Toulousain en marquant un but aussi étrange que magnifique: une frappe des 20 mètres côté droit sous la barre transversale (68e) qui a médusé le public du Stade de France, incapable de dire s'il s'agissait d'un centre ou d'un tir volontaire.

La joie fut toutefois de courte durée puisque, à peine trois minutes tard, une faute du défenseur central Mapou Yanga-Mbiwa dans la surface de réparation a offert aux Biélorusses l'occasion de revenir dans le match.

Les joueurs de Georgy Kondratiev ont immédiatement saisi cette perche en convertissant cette sanction en deux temps, Hugo Lloris retardant l'échéance par une belle parade (72e).

Vexés de voir leur défense céder sur cette action rageante, les Bleus ont immédiatement réagi à l'orgueil en prenant à nouveau le large au score, à la 80e, grâce à une petite balle piquée de Franck Ribéry côté gauche.

Après son Euro mouvementé l'été dernier, l'équipe de France a donc retrouvé un peu de sérénité en enchaînant deux victoires, un sentiment précieux avant de se déplacer en Espagne le 16 octobre prochain.

Edité par Simon Carraud

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