Mondial 2014: A peine rentrés, les Bleus ont déjà des devoirs

le
0
LES BLEUS DEVRONT FAIRE DES PROGRÈS SUR LE FRONT DE L'ATTAQUE
LES BLEUS DEVRONT FAIRE DES PROGRÈS SUR LE FRONT DE L'ATTAQUE

par Olivier Guillemain

CLAIREFONTAINE, Yvelines (Reuters) - Au lendemain d'une froide mais vivifiante escale en Finlande, les Bleus ont retrouvé samedi la France, son été indien et ses températures élevées mais aussi une longue liste de devoirs à faire, notamment sur le plan de l'animation offensive.

Vendredi soir, dans les couloirs du stade d'Helsinki, Didier Deschamps souhaitait avant tout "savourer" ce précieux succès dans la course à la qualification pour le Mondial 2014 (1-0).

De retour dans les Yvelines quelques heures plus tard, l'ancien capitaine des champions du monde avait déjà revu la prestation des siens en vidéo et s'est mis à analyser, point par point, ce qui n'a pas bien fonctionné en Scandinavie.

Le principal secteur visé a été celui de l'attaque, emmenée de gauche à droite par Franck Ribéry, Karim Benzema et Jérémy Ménez.

"On doit être vraiment être plus dangereux et présent dans la surface et être plus complémentaire dans les déplacements", a commencé par dire le technicien, laissant penser, dans un premier temps, qu'il regrettait que Karim Benzema ait peut-être trop dézoné en Finlande.

Mais quelques secondes plus tard, Didier Deschamps s'est empressé de préciser qu'il ne souhaitait surtout pas "dénaturer" le style de jeu de l'attaquant madrilène.

Bien au contraire, l'ancien entraîneur de l'Olympique de Marseille souhaite s'appuyer sur la capacité de l'ancien Lyonnais à déstabiliser les défenses en décrochant dans les couloirs. Du coup, ce seront les autres qui devront d'adapter.

"Karim est capable de marquer. Il l'a prouvé en équipe de France et en club. Il aime bien avoir cette liberté, bouger beaucoup. Donc quand il le fait, il faut que les autres viennent au centre", a-t-il ainsi expliqué.

"Je n'ai pas envie de lui enlever ce qu'il aime faire de manière naturelle. Quand Karim sort de la surface, les deux autres attaquants doivent donc être capables de le remplacer devant le but."

AMÉLIORER LA QUALITÉ DES CENTRES

Pour Didier Deschamps, Franck Ribéry et Jérémy Ménez ont en quelque sorte failli dans cette mission à Helsinki. Ce qui a déstabilisé, parfois, les deux défenseurs latéraux qui ne savaient pas où centrer lors de leurs montées offensives.

"La Biélorussie laissera très probablement peu d'espaces mardi soir au Stade de France. Dans ces cas-là, la meilleure façon de passer, c'est de contourner sur les côtés. Mais pour que ça marche, après, il faut finir dans l'axe", a-t-il souligné.

Dans le détail des critiques, si le successeur de Laurent Blanc a beaucoup aimé l'activité de Franck Ribéry en Finlande, celui-ci a moins apprécié sa position sur le terrain, trop basse à son goût.

"Il est généreux, il fait beaucoup d'efforts sans ballon. Il a toutefois tendance, parfois, à être un peu bas pour pouvoir être devant le but après. Il est habitué à être dans ce registre-là au Bayern (Munich) mais plus il sera haut, mieux ça sera pour l'équipe", a-t-il dit, comme un conseil lancé au Bavarois.

Concernant Jérémy Ménez, qui sera certainement en concurrence avec Loïc Rémy lorsque ce dernier sera à 100% physiquement, Didier Deschamps s'est montré un peu plus clément.

"Il a participé au jeu et fait beaucoup d'efforts. Il doit être capable d'amener sa vitesse dans le jeu. Hier, on aurait pu le voir un peu plus. Après, c'est vrai que notre jeu penche pas mal à gauche, de par la présence de Franck et de Karim qui aiment aller sur ce côté."

Peu élogieux avec ses attaquants, même s'il a loué la qualité de leur repli défensif, le sélectionneur a par ailleurs reproché à ses latéraux leur déchet dans les phases offensives.

"Il faut vraiment que dans les positions de débordement, on soit capable de voir plus de précision, notamment sur les centres", a-t-il analysé.

"Ce n'est pas le fait de monter 20 ou 25 fois qui compte mais quand on y va, il faut avoir une bonne qualité de centre. Et dans ce type de situations, soit on a tardé, soit on n'a pas bien mis la balle, soit il manquait du monde dans la surface", a-t-il poursuivi.

Les Bleus incriminés ont désormais trois jours pour se mettre au travail et assimiler le message de leur nouveau maître à penser.

Car dès mardi, la Biélorussie, bête noire des Bleus lors des éliminatoires pour l'Euro 2012, offrira certainement un peu plus de résistance que la Finlande.

Edité par Simon Carraud

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant