Moncef Marzouki veut «refonder les liens» franco-tunisiens

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Reçu mardi par François Hollande, le chef de l'État tunisien, Moncef Marzouki, en France pour trois jours, entend lever certains «malentendus».

Lever «quelques malentendus» et «recadrer» les relations franco-tunisiennes, c'est l'objectif que s'est fixé Moncef Marzouki pour sa première visite en France en tant que chef de l'État tunisien. Car la France, Marzouki la connaît bien. Il y a vécu un tiers de sa vie. D'abord à Strasbourg comme étudiant et médecin neurologue puis dans la banlieue parisienne jusqu'à ce que la fuite de Ben Ali, dont il fut l'un des opposants notoires, lui permette de regagner la Tunisie.

Moncef Marzouki a du tempérament. Il n'aime ni les cravates ni les circonlocutions. Le président tunisien a beau se dire francophile, il ne mâche pas ses mots pour fustiger la «nonchalance», voire la «complicité», des anciens dirigeants français à l'égard du clan Ben Ali. Il ne cache pas davantage que les «dérapages verbaux de certains ministres français», en l'occurrence la proposition «d'expertise française en matière de sécurité» faite par Michèle Alliot-Marie à l'ancien régime alor

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