Monbana veut devenir leader du chocolat haut de gamme

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Cette PME familiale, qui fabrique 70% des chocolats servis avec le café, va se développer via la franchise.

C'est une PME familiale, née en 1934 dans les Hauts-de-Seine, qui a rendu le petit carré de chocolat incontournable avec la tasse d'espresso. Depuis trente ans, Monbana fabrique dans ses deux usines de Mayenne près des trois quarts des Napolitains distribués dans les cafés, hôtels et restaurants de l'Hexagone, dont l'emballage porte souvent le nom de torréfacteurs (Lavazza, Segafredo...). Soit 1,5 million de carrés par jour. Il fournit aussi 60 % du chocolat en poudre qui sert à confectionner les chocolats chauds à boire. Marques de fabrique du groupe, ces activités au service des cafés, hôtels (dont le groupe Accor) et restaurants représentent 54% de ses ventes.

Pendant longtemps Monbana, qui réalise 40 millions d'euros de chiffre d'affaires, a fait sienne la devise: «Pour vivre heureux, vivons cachés». Avec la troisième génération de la famille Guattari aux commandes, le groupe a souhaité accroître sa visibilité tout en conservant un positionnement haut de gamme (de 29 à 60 euros le kilo), avec des produits de niche. Président depuis 2001, Yves Guattari a bâti une activité d'export (Asie, États-Unis, Europe de l'Est...) qui représente aujourd'hui 18% de son chiffre d'affaires. Depuis quatre ans, il a fait découvrir ses chocolats au grand public, en devenant le fournisseur d'épiceries fines parmi lesquelles Fauchon, notamment sous la marque Monbana. Cette activité représente 18% de ses ventes. Il fournit également, dans de faibles quantités, Carrefour et Système U.

Des corners à l'aéroport

Après avoir quadruplé ses ventes en dix ans, Yves Guattari souhaite aujourd'hui aller plus loin. «Nous voulons devenir le fabricant français incontournable du chocolat haut de gamme et nous faire connaître auprès des consommateurs », confie-t-il. Après avoir ouvert onze boutiques en propre en deux ans, il parie désormais sur la franchise, avec une offre variée (tablettes, dégustation, kit à cuisiner...). L'objectif: une dizaine d'ouvertures cette année. Jusqu'à 50 d'ici à 2015. «Ce qui est compliqué, c'est de ne pas gêner nos clients distributeurs », convient Yves Guattari.

L'entreprise pourrait doubler de taille assez vite. Monbana se voit bien d'ici à 2014 ouvrir des corners dans des galeries commerciales et dans un aéroport. Il s'intéresse notamment à Aéroville, à Roissy. Il est également en négociations avec des parcs d'attraction. Dans un deuxième temps, des bars à chocolat pourraient fleurir dans l'Hexagone.

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