Monaco : Ranieri tacle la mentalité française

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Monaco : Ranieri tacle la mentalité française
Monaco : Ranieri tacle la mentalité française

« S'il change d'état d'esprit, il sera parmi les plus grands. » Voilà les mots de Claudio Ranieri lorsqu'il s'agit d'évoquer le cas d'Anthony Martial. « C'est un joueur avec un grand futur mais il doit changer d'état d'esprit, a confié l'entraîneur monégasque en conférence de presse. La mentalité française est de se dire : ??Aujourd'hui j'ai bien joué, demain on verra.'' Non ! Il faut être dur tous les jours. Je parle beaucoup avec lui. Il va jouer. S'il change d'état d'esprit, il sera parmi les plus grands. S'il ne change rien, il restera un bon joueur de Ligue 1. S'il veut devenir un champion, il peut devenir un champion. Il est très bon mais ce n'est pas suffisant. Tu dois être très bon à l'entraînement, quand tu joues, quand tu dors? »

Ancelotti très critique?

Claudio Ranieri n'est pas le premier coach étranger à remettre en cause l'implication des joueurs français. Carlo Ancelotti, à la tête du PSG entre janvier 2011 et juin 2013, avait fait le même constat. « Les Français n'avaient pas une mentalité de gagnants, expliquait le tacticien italien dans les colonnes du Financial Times au mois de janvier. L'entraînement était à 11 heures. Ils arrivaient à 10h30 puis repartaient à 12h30 ou 13 heures. Changer, cela n'était pas facile. Il n'était pas évident de leur dire de rester après l'entraînement, de manger sainement, de se reposer. Et ce chaque jour. »

? van der Wiel aussi

Gregory van der Wiel, le latéral droit du PSG, est sur la même longueur d'ondes que son ancien coach. « Les jeunes aux Pays-Bas sont beaucoup plus consciencieux qu'en France, confiait l'international hollandais au JDD en février dernier. Ils veulent vraiment arriver au top. Donc ils vivent sainement, mangent et dorment bien. La mentalité est très stricte. A l'entraînement, tu dois être concentré du début à la fin. Une minute de retard et tu as une amende. À Paris, une fois, je suis arrivé deux minutes en retard. Je stressais. Dix minutes après, je vois débarquer des mecs, tranquilles, en train de rigoler. Je n'arrivais pas à y croire ! Les jeunes sont toujours en train de se marrer, de s'interpeller à voix haute. C'est sympa mais je comprends pourquoi les jeunes sont bien meilleurs aux Pays-Bas. Ici, c'est comme s'ils n'en ont pas grand-chose à faire du foot. On ne les voit pas souvent en salle de gym alors qu'un gars comme Thiago Silva y est tout le temps. Je ne vois pas quoi faire pour changer leur état d'esprit. » Voilà les efforts que devra fournir Anthony Martial s'il veut « devenir un champion ».

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