Monaco/PSG : les trois exceptions

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Sur la pelouse du Louis-II, le PSG pleure souvent, tant la victoire est rare. En plus de quarte décennies, les Parisiens ne s'y sont imposés que trois fois. Et jamais quand l'équipe dominait la Ligue 1. Paradoxal.

  • Le dépucelage

    5 février 1984 : Monaco 0-1 PSG

    Hiver 1984, le PSG n'a encore jamais battu l'ASM au Louis-II et reste sur quatre saisons sans le moindre succès face au club de la Principauté. Autant dire que la confiance n'est pas au mieux du côté des Parisiens. Pourtant, une lueur d'espoir existe. Cette saison, les Monégasques entraînés par Lucien Müller haïssent les équipes qui pratiquent le contre. Auxerre et Toulouse, deux équipes adeptes de la chose, s'étaient d'ailleurs imposées sur le Rocher. Alors pourquoi pas le PSG ? Surtout qu'entre les deux clubs, une certaine rivalité commence à s'installer. Depuis peu, le choc donne lieu à des bains de sang : expulsion de Courbis au Parc en 1980, la blessure de Ricort en 1981, la sortie sur civière de Toko lors du match aller. Bref, on se rentre dans le lard chaussettes baissées sur les chevilles. Entre hommes.

    En 1984, Monaco est à la lutte pour le titre et aligne son équipe type dans laquelle s'amusent Ettori, Bijotat, Amoros, Bravo, Genghini ou encore Bellone. En face, l'ancien Monégasque Lucien Leduc aligne un trio offensif qui sent la soie : N'Gom-Rocheteau-Sušić. L'objectif est simple, ramener au moins un point dans le XVIe. Habitué de la maison rouge et blanc, Leduc aimait plaisanter quand l'ASM tirait la tronche sur sa pelouse. C'est la fameuse blague de l'éléphant. Au zoo de la Principauté, qui jouxte le Louis-II, il se dit que l'animal a l'habitude de tourner le dos aux matchs et de présenter sa queue aux passants lorsque l'équipe perd. En repartant du Rocher, l'éléphant continuera de montrer son cul au stade puisque, pour la première fois de son histoire, Paris l'emporte en Principauté (1-0). Un but sur penalty claqué par Rocheteau sur un tacle tout à fait réglementaire de Juan Simon, le libero argentin. Personne ne comprend la décision. Normal, il faudra attendre la fin du match pour avoir la version de l'arbitre : une main – involontaire ou non – de l'Argentin au moment du tacle. Derrière, le PSG va faire le hérisson et tout…




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