Monaco ou le sondage maudit

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Un sondage controversé fait jaser en principauté.
Un sondage controversé fait jaser en principauté.

Avis de tempête sur le Rocher. Le procureur de la principauté est accusé de "violation du secret de l'enquête". Le magistrat, détaché par le gouvernement français, vient d'être cité à comparaître par Jean-François Robillon, l'ex-président du Conseil national, l'équivalent de notre Assemblée. À l'origine de l'affaire, une rocambolesque affaire de sondage. En juin 2012, Robillon - encore en poste - commande un sondage à l'institut OpinionWay pour connaître les intentions de vote des Monégasques lors des élections prévues huit mois plus tard. Après validation du questionnaire par le Palais, l'enquête téléphonique financée sur ses deniers personnels le donne gagnant. Mais voilà, estimant avoir été identifiés par leur prénom, plusieurs sondés portent plainte pour "violation du secret des données personnelles". Sont-ils téléguidés par l'opposition, qui, à la surprise générale, l'a emporté au Conseil national ? Toujours est-il que dès le lendemain de son élection perdue, Robillon est entendu par le procureur tandis que son directeur de cabinet est mis en garde à vue et suspendu de ses fonctions. Cette réaction disproportionnée fait jaser sur le Rocher et soulève des questions sur le rôle du Palais dans cette affaire. Certains dans l'entourage du prince ont-ils eu peur de voir un jour des sondeurs interroger les Monégasques sur leur monarchie ? EntorseTéléguidé ou pas, le procureur va pousser le zèle jusqu'à faire un...

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