Monaco : le verdict qui dérange

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La décision de la justice monégasque sera révélatrice de son degré d'indépendance.
La décision de la justice monégasque sera révélatrice de son degré d'indépendance.

Au moment où le Tout-Monaco se passionne pour le rocambolesque assassinat de la milliardaire Hélène Pastor par son gendre, une autre affaire, plus politique celle-là, empoisonne le Rocher. Dans dix jours, la justice monégasque doit se prononcer sur le cas de l'ancien président du Conseil national - l'équivalent de l'Assemblée nationale - mis en cause dans une extravagante histoire de sondage.L'affaire commence en juin 2012, lorsque Jean-François Robillon, chef du Conseil, commande une enquête d'opinion sur les intentions de vote de ses concitoyens. Huit mois plus tard, alors qu'il vient de perdre les élections, Robillon est convoqué par le procureur général, tandis que son directeur de cabinet est, lui, placé en garde à vue. Plusieurs sondés - dont on découvrira plus tard la proximité avec le camp politique adverse - les accusent d'avoir violé le secret des données personnelles. LIRE notre article "Monaco ou le sondage maudit" "Secret de polichinelle"La justice va s'empresser de faire son miel de cette plainte aussi aberrante qu'opportune. "On reproche en fait à mon client d'avoir détenu un annuaire et commandé un sondage. Tout cela est ridicule", s'emporte Me Franck Michel, l'avocat de Jean-François Robillon. Pourtant, sur le Rocher, la condamnation de celui qui est aujourd'hui le chef de l'opposition ne fait aucun doute. "Dans cette affaire, les dés sont pipés, l'enquête a été menée à charge et le verdict que rendra le 8...

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