Monaco et la Luz, le vide loin de Louis II

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Monaco et la Luz, le vide loin de Louis II
Monaco et la Luz, le vide loin de Louis II

Le stade de la Luz n'est pas un inconnu pour l'AS Monaco. Un soir de mai 92, le club de la principauté y a disputé une finale de Coupe d'Europe, perdue face au Werder Brême (2-0). Une rencontre qui, au délà de la défaite, fut empreinte d'un autre drame.
Les travées se font désespérément vides. Dans l'enceinte pouvant accueillir jusqu'à 120000 âmes, ils sont seulement 16000, éparpillés et prenant leurs aises plus que de raison. Est-ce l'affiche peu glamour opposant monégasques et brémois qui fait fuir aux alentours du stade lisboète ? Sans doute. De toute façon, et malgré ses 3000 supporters, les coéquipiers de Jean-Luc Ettori n'ont pas les jambes à l'euphorie collective. La veille, la demi-finale de Coupe de France entre Bastia et l'OM a accouché du drame de Furiani et de ses morts. Cette finale de C2, fut-elle la première de l'histoire de Monaco, est ainsi destinée à être oubliée, sacrifiée sur l'autel d'une catastrophe qui monopolise l'attention du football français. Les Allemands peuvent triompher, privant ainsi la France d'un premier succès inédit en Coupe d'Europe. Dans l'indifférence la plus totale.
Un Monaco de gala
La saison 1992 est pourtant celle de Monaco. Sous la houlette de Wenger, les hommes du Rocher balancent leurs cailloux sur tous les fronts. Que ce soit en championnat, en Coupe de France ou encore en Coupe d'Europe des vainqueurs de Coupe, l'ASM bataille pour la victoire. Mais battus 3-0 par les Olympiens à quelques encablures de l'arrivée, les partenaires de Jean-Luc Ettori laissent leurs rivaux s'offrir la gloire hexagonale. Qu'importe, car qualifié pour la finale dans les deux autres compétitions, Monaco peut encore concrétiser ses belles performances et même, devenir un précurseur en matière de succès français sur la scène continentale. Pour Marcel Dib, milieu défensif de l'armada rouge, cette équipe en avait les qualités : "Il y avait un collectif, un mélange de tout. Des joueurs talentueux et d'expérience avec Weah, Fofana, Djorkaeff mais aussi des jeunes qui démarraient leur carrière comme Petit ou Thuram. C'était la plus belle saison de Monaco". Forte de ce collectif, et d'une qualification aux forceps face à Feyenoord au tour d'avant, l'ASM débarque alors à Lisbonne avec pour mission de transformer l'essai contre Brême. Otto Rehagel, période pré-escroquerie grecque, exprimait d'ailleurs ses craintes avant la rencontre : "Tout est contre nous ( ) Monaco une très bonne équipe. Le simple fait qu'elle ait disputé le titre à Marseille jusqu'au bout démontre sa valeur. ". Pourtant, l'envolée victorieuse n'aura pas lieu : "Ca devait être une semaine de fête, tout le monde attendait que l'OM se...

Les travées se font désespérément vides. Dans l'enceinte pouvant accueillir jusqu'à 120000 âmes, ils sont seulement 16000, éparpillés et prenant leurs aises plus que de raison. Est-ce l'affiche peu glamour opposant monégasques et brémois qui fait fuir aux alentours du stade lisboète ? Sans doute. De toute façon, et malgré ses 3000 supporters, les coéquipiers de Jean-Luc Ettori n'ont pas les jambes à l'euphorie collective. La veille, la demi-finale de Coupe de France entre Bastia et l'OM a accouché du drame de Furiani et de ses morts. Cette finale de C2, fut-elle la première de l'histoire de Monaco, est ainsi destinée à être oubliée, sacrifiée sur l'autel d'une catastrophe qui monopolise l'attention du football français. Les Allemands peuvent triompher, privant ainsi la France d'un premier succès inédit en Coupe d'Europe. Dans l'indifférence la plus totale.
Un Monaco de gala
La saison 1992 est pourtant celle de Monaco. Sous la houlette de Wenger, les hommes du Rocher balancent leurs cailloux sur tous les fronts. Que ce soit en championnat, en Coupe de France ou encore en Coupe d'Europe des vainqueurs de Coupe, l'ASM bataille pour la victoire. Mais battus 3-0 par les Olympiens à quelques encablures de l'arrivée, les partenaires de Jean-Luc Ettori laissent leurs rivaux s'offrir la gloire hexagonale. Qu'importe, car qualifié pour la finale dans les deux autres compétitions, Monaco peut encore concrétiser ses belles performances et même, devenir un précurseur en matière de succès français sur la scène continentale. Pour Marcel Dib, milieu défensif de l'armada rouge, cette équipe en avait les qualités : "Il y avait un collectif, un mélange de tout. Des joueurs talentueux et d'expérience avec Weah, Fofana, Djorkaeff mais aussi des jeunes qui démarraient leur carrière comme Petit ou Thuram. C'était la plus belle saison de Monaco". Forte de ce collectif, et d'une qualification aux forceps face à Feyenoord au tour d'avant, l'ASM débarque alors à Lisbonne avec pour mission de transformer l'essai contre Brême. Otto Rehagel, période pré-escroquerie grecque, exprimait d'ailleurs ses craintes avant la rencontre : "Tout est contre nous ( ) Monaco une très bonne équipe. Le simple fait qu'elle ait disputé le titre à Marseille jusqu'au bout démontre sa valeur. ". Pourtant, l'envolée victorieuse n'aura pas lieu : "Ca devait être une semaine de fête, tout le monde attendait que l'OM se...

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