Monaco-Bordeaux, voyage au bout de l'ennui.

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Monaco-Bordeaux, voyage au bout de l'ennui.
Monaco-Bordeaux, voyage au bout de l'ennui.

Bercés par la nuit calme de Louis II, Monaco et Bordeaux ont décidé d'offrir une purge de qualité en conclusion de la 20e journée. Bordeaux s'en contente, tandis que les joueurs de la Principauté manquent de combler le trou avec le quator de tête.

Du haut de sa tribune présidentielle, le Prince Albert dégaine les jumelles. Non pas que les 3 pèlerins présents au stade lui bouche la vue mais sans doute pour trouver un geste à sauver dans cette purge hébergée à Louis Ii. Mais que soit de près, ou sur plan large, difficile de trouver quelconque intérêt à une rencontre du dimanche soir aussi passionnante qu'un reportage animalier sur la reproduction des têtards. Pourtant bondissante depuis 7 matches et autant de victoires consécutives, l'AS Monaco est tombée dans les bouchons bordelais, ne tentant que trop rarement de s'immiscer entre les lignes mises en place par Willy Sagnol. Soit un concentré de déprime en barre, que le fameux duel au sommet entre Anthony Martial et Thomas Touré n'aura évidemment pas réussi à troubler. On a les matchs qu'on mérite.
Illusions d'optique
Pour Bordeaux, les consignes sont simples avant le coup de sifflet suivant la minute de silence de rigueur : laisser la balle à Monaco, puis tenter de contrer. Un aveu de faiblesse, mais un aveu empreint de lucidité donc. A défaut de pouvoir créer du jeu, les Girondins justifient presque la "tactique" pensée par Willy lorsque Mariano, à la réception d'un centre au deuxième poteau, dispose d'une occasion rêvée dès les premières secondes. Plutôt que d'emballer d'entrée la rencontre, le latéral choisit la glissade, avant de transmettre à Touré, dont la frappe est détournée avec lourdeur par Subasic. Puis dans la foulée, Ferreira Carrasco allume également sa mèche pour donner le change. Car il semblerait que les deux équipes ont pris plaisir à créer l'illusion d'un bon match pour ensuite se fendre d'une purge sadique. Et un chemin de croix de 85 minutes, c'est long.
A rideaux tirés
Certes, dans ce silence de plomb, quelques murmures s'échappent au moment où Ocampos croit trouver les filets sur corner, mais voit sa tentative repoussée par Contento sur la ligne. Car au fond, si Monaco conserve le ballon (c'est bien), Monaco n'en fait pas grand (c'est con). Moutinho cafouille ses passes, Ocampos est sans jus, tandis que Carrasco enchaine les dribbles sans trouver de bonne cible à toucher. Côté Bordelais, on se gargariserait presque de la solidité de la charnière Pallois-Planus, tout en espérant un miracle aux avant-postes. Evidemment, celui-ci n'arrivera pas. Tout au plus l'entrée de Berbatov fait croire qu'une autre issue est...




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