"Mon grand-père et l'arrière-grand-père de Gigi étaient cousins"

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"Mon grand-père et l'arrière-grand-père de Gigi étaient cousins"
"Mon grand-père et l'arrière-grand-père de Gigi étaient cousins"

Dans la famille Buffon, il y a Gianluigi, mais aussi Lorenzo, également gardien de but de renom dans les années 50 et 60. Il fête aujourd'hui ses 86 ans, l'occasion de tailler une bavette.

La France est un pays que vous connaissez très bien. Mes parents sont tous les deux frioulans, mais ils ont immigré chez vous entre les deux guerres. Ma mère, de Susans di Majano, a suivi mon père en France. Mon père, de Pertegada, lieu-dit de la commune de Latisana, est allé bosser dans une usine près de Saint-Étienne, précisément à Saint-Marcellin-en-Forez. J'ai donc vécu en France jusqu'à mes trois ans, je me souviens de ce grand portail devant lequel nous avons attendu pendant des heures le passage du Tour de France afin de supporter les coureurs italiens.

Mais vous êtes né en Italie ? Oui, en 1929, l'état fasciste prenait en charge les frais afin que les ressortissants italiens… naissent italiens. Alors enceinte, ma mère est rentrée au pays pour accoucher, puis elle est repartie en France quelques semaines plus tard. Nous avons rejoint mon papa de nouveau dans le Forez, il était le gardien de but de l'équipe locale, c'est une vrai tradition chez nous. Ensuite, en 1932, nous sommes définitivement revenus dans le Frioul.

Que conservez-vous de ces années françaises ? L'accent ! J'ai ce qu'on appelle la "r moscia " en Italie, je prononce ce son comme les Français, ça m'est resté. J'ai des restes de votre langue également, plus généralement, j'ai toujours été très linguiste. Par exemple, j'ai beaucoup voyagé et je me débrouillais toujours pour apprendre les 100 mots principaux de la langue de la destination où je me rendais. Et ça me suffisait.

D'ailleurs, vous reviendrez à Saint-Étienne quelques années plus tard. Pour un match de Coupe latine en 1957, la finale de la troisième place, malheureusement, on a juste fait l'aller-retour, et je n'ai pas eu le temps de m'arrêter. En fait, je n'ai jamais revu les lieux de mon enfance.

Vous étiez déjà au Milan, mais comment y êtes-vous arrivé ? Ma première équipe a été le Portogruaro, ici, dans ma région. C'était du niveau amateur, mais vu que je me débrouillais bien, mes dirigeants m'ont fait faire un essai au Milan. Après un mois, ils ont décidé de me prendre. J'étais tout jeune, pas encore 20 ans, et milanista depuis tout petit, c'était un rêve qui se réalisait, même si j'avais…








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