«Mon éviction est politique», déclare l'ex-patronne des Hôpitaux de Paris

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«Mon éviction est politique», déclare l'ex-patronne des Hôpitaux de Paris
«Mon éviction est politique», déclare l'ex-patronne des Hôpitaux de Paris

A deux jours de son pot d'adieu, l'ex-directrice générale de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris a accepté de nous rencontrer mercredi pour évoquer son éviction expresse de l'AP-HP. Eviction décidée par la ministre de la Santé, Marisol Touraine, afin d'éviter que l'hostilité syndicale à la réorganisation de l'Hôtel-Dieu ne parasite les élections municipales à Paris. Rendez-vous est pris dans une brasserie du XVIIe, à Paris. Mireille Faugère, femme de conviction aux yeux verts lumineux, ne laisse habituellement rien paraître de ses émotions. Hier, sa peine et son amertume étaient palpables.

Comment avez-vous appris votre éviction?

MIREILLE FAUGÈRE. Environ dix jours avant qu'elle ne passe au Conseil des ministres du 13 novembre. J'ai été convoquée au cabinet de la ministre de la Santé qui m'a annoncé que j'allais être remplacée. Je ne m'y attendais absolument pas. Mon successeur (NDLR : Martin Hirsch) a été nommé avant que le Conseil des ministres ne valide mon éviction.

Trois ans de travail s'effondrent, vous êtes en colère?

(Silence?) C'est douloureux. Mon éviction est politique, c'est tout.

Que vous reproche-t-on?

On m'a juste dit que le dossier de réorganisation des urgences de l'Hôtel-Dieu était devenu délicat.

Etes-vous une victime collatérale des municipales à Paris?

La mairie de Paris voulait un calendrier plus « détendu » sur l'Hôtel-Dieu; moi, j'ai fait le meilleur calendrier au regard de la qualité et de la sécurité des soins.

Votre projet, y compris de la réorganisation de l'Hôtel-Dieu, était pourtant connu et validé par les autorités?

Oui bien sûr. L'Hôtel-Dieu n'est d'ailleurs qu'un élément d'un projet global qui vise à construire une assistance publique solide pour faire face aux enjeux de demain : maladies chroniques, parcours de soins, Grand Paris? J'ai mis en place des méthodes différentes. Mon objectif, ...

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  • M8609467 le jeudi 28 nov 2013 à 13:55

    c'est encore les copains d'abord martin hirsch a brouté dans plusieurs prés. vraiment ce gouvernement place ces copains un peu partout. La mairie de Paris ne l'on a pas encore.pourquoi cette aristocrate n'est encore remercié.

  • roulio86 le jeudi 28 nov 2013 à 13:38

    C'est la dictature et la politique du petit copain ......

  • pichou59 le jeudi 28 nov 2013 à 12:16

    encore touraine!!!!

  • M3493130 le jeudi 28 nov 2013 à 10:30

    On remplacera par un ami du pouvoir.

  • lolin le jeudi 28 nov 2013 à 10:09

    Ben ils sont pas comme toi. Fin

  • lolin le jeudi 28 nov 2013 à 09:55

    Mon cher manu, si tu expédies hors de France tous ceux qui ne parlent pas comme toi, et bien, tu pourras être le Président des commères.

  • xaavidf le jeudi 28 nov 2013 à 09:47

    Et si tout simplement elle était pas à la hauteur?

  • blackhaw le jeudi 28 nov 2013 à 09:47

    Vous n'étiez pas dans le moule socialiste. La République de "petitbonhome" est qu'il faut éliminer à "brasraccourcix" ceux qui sortent du moule.

  • Cambio17 le jeudi 28 nov 2013 à 09:41

    "Moi président de la république..." Hirsch un coup à Droite un coup à Gauche ! Bon allez il va nous créer un Rsa pour l'hôpital...

  • lolin le jeudi 28 nov 2013 à 09:39

    Quel jour et à qu'elle heure dois-je partir chef manu3333333333333111111111111111111111?