Molex : les licenciements dénués de fondement, selon les prud'hommes

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Les salariés de Molex reprochaient à leur ancien employeur de ne pas avoir exécuté le plan social grâce à la mise en liquidation judiciaire de la société.
Les salariés de Molex reprochaient à leur ancien employeur de ne pas avoir exécuté le plan social grâce à la mise en liquidation judiciaire de la société.

Les salariés de Molex ont obtenu jeudi à Toulouse ce pour quoi ils se battaient depuis cinq ans : la reconnaissance par la justice que la fermeture de l'usine du géant américain et leur licenciement étaient dépourvus de justification économique. 190 des 283 salariés de l'ancienne usine de connectique automobile de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) avaient engagé devant les prud'hommes une action pour obtenir au total 22 millions d'euros de dommages et intérêts.Ils ont eu gain de cause : pour la juridiction prud'homale, leur licenciement était "sans cause réelle et sérieuse", a lancé sous les applaudissements leur avocat, Me Jean-Marc Denjean, en rapportant le jugement à la centaine d'entre eux venus connaître la décision. Les prud'hommes leur accordent des indemnités considérables. Me Denjean n'était pas en mesure d'en chiffrer le montant total. Mais dans plusieurs cas, elles dépassent les 100 000 euros, a dit l'avocat, qui envisage un total approchant les 15 millions d'euros.L'attribution de ces indemnités est possible - autre source de satisfaction pour les ex-Molex - parce que le jugement met explicitement en cause la maison-mère américaine, au même titre que sa filiale française placée en liquidation judiciaire en 2010. Cette liquidation avait interrompu le versement des indemnités du plan social. Les salariés voyaient là des représailles à leur décision d'engager les poursuites devant les prud'hommes, et un moyen d'éluder les...

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  • jean.coq le jeudi 27 mar 2014 à 19:21

    Grace à ce jugement les investisseurs étgrangers vont se bousculer au portillon ... mais le sens pourrait bien etre autre ...

  • ZvR le jeudi 27 mar 2014 à 19:20

    Classique, on rachète un concurent on récupère la technologie et le carnet de commande et on ferme la boite. L'investissement étranger est nécessaire mais a parfois des mauvais côtés. Là dans ce cas, ils ont en plus voulu enfler les salariés de leurs indemnités en organisant une liquidation judiciaire bidon.

  • noterb1 le jeudi 27 mar 2014 à 16:58

    à MUCIUS vous êtes un admirateur de ces requins qui viennent dans notre pays chercher un savoir faire et un carnet de commande pour disparaitre au bout du compte en laissant les gens qui travaillent dans ces unités et qui en ont fait la richesse . Je ne suis pas d'accord . Qu'ils restent chez eux . Mollex était une entreprise viable et avancée du point de vue technologique . Comme d'habitude les américains achètent les brevets pour en tirer bénéfice .

  • mucius le jeudi 27 mar 2014 à 16:38

    @spartaku Il faut faire grande publicité de ce jugement à l'étranger pour inciter les patrons à venir en France. Tu as raison spartaku. Il nous faut des patrons et des investisseurs qui refusent profits et dividendes et qui viennent par pur altruisme nous aider car on aime être assisté en France.. Avis aux amateurs!

  • Spartaku le jeudi 27 mar 2014 à 16:05

    neutro l'esclavage n'existe plus .... Il faut un geste fort afin de faire bien comprendre aux patrons vo-y-ous que la France n'est pas un pays où l'on peut s'essuyer les pieds sur le dos des travailleurs et s'enfuir les poches pleines !

  • neutro le jeudi 27 mar 2014 à 15:42

    Comment peut-on avoir un jugement de prudhommes en 2014 sur des faits survenus en 2009...?Indépendamment du fond du problème, cela ne va pas inciter les investisseurs étrangers à venir en France...Heureusement que les chinois n´avaient pas connaissance ce contexte, mais cela leur arrive de disparaître du jour au lendemain, alors ce n´est pas un jugement de prudhommes...