Molasoko : "Il ne fait jamais plus de 50° ici"

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Parti au Canada pour faire ses études, Francis Molasoko s'est rendu compte qu'il pouvait réaliser des trucs intéressants avec le foot. Désormais actif en D3 qatarie, il traîne derrière lui une expérience luxembourgeoise, caribéenne, las vegane et un diplôme en business marketing.

Quand est-ce que le foot commence pour toi ? Je suis né et j'ai grandi en région parisienne. Jusqu'à mes 15 ans, j'ai joué à Saint-Ouen-l'Aumône avant d'arrêter le foot et partir étudier à Montréal. C'est là-bas que j'ai repris le foot en université nord-américaine, ça jouait pas mal, mais championnat nord-américain quoi
Tu es vite repéré par les recruteurs du coin ? Après deux ans sur place, je me rends compte que ce sera plus facile pour moi d'accéder à la NCAA, le championnat universitaire de football. À Montréal, je suis passé par un ancien professionnel qui avait pu bénéficier d'une bourse : il a organisé des matchs amicaux pour que des coachs puissent me voir, et du coup, j'ai reçu deux-trois offres. J'ai choisi West Virginia University, une grosse fac en matière de basket et football américain. Le logo de la NBA a d'ailleurs été créé par un mec de cette université-là. Dans cette ville de 60 000 habitants, il y avait 30 000 étudiants et aucune équipe professionnelle, donc tout l'engouement était pour l'université.
Comment le vit-on en tant que joueur ? Bien évidemment, le soccer n'est pas aussi populaire que les autres sports, mais il y avait des photos dans les supermarchés, on était dans les calendriers, on signait des autographes dans les écoles, etc. Le rêve américain (rires). Là, je me suis dit : "Si je ne suis pas pro, j'aurais au moins vécu ça pendant deux ans." Puis, en plus, je suis sorti avec un bachelor en business marketing.
Pourtant, au départ, quand tu arrives au Canada, tu ne pensais même plus au football ? Oui, mais dès que je suis arrivé aux États-Unis et qu'en tant qu'arrière droit, je vois que l'arrière gauche est supervisé par les NY Red Bull - alors que tu ne te trouves pas plus dégueu que lui - ça bouge dans ta tête. En plus, on avait entraînement tous les jours dans des installations professionnelles, notre coach avait gagné la MLS en tant que joueur puis entraîneur Si je n'avais plus pensé au foot à ce moment-là, je n'avais plus rien à faire là !
À ce moment-là, est-ce qu'il n'est pas déjà trop tard pour toi ? Si, c'est mon regret d'ailleurs, j'avais déjà 22 ans, donc tu…




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