Moins gourmande en eau et moins énergivore, la piscine d'aujourd'hui se veut plus écologique

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Le nombre de piscines a plus que doublé en 15 ans, passant de 708.000 en 2000 à plus de 1,76 million en 2015. (Zhoozha/shutterstock.com)
Le nombre de piscines a plus que doublé en 15 ans, passant de 708.000 en 2000 à plus de 1,76 million en 2015. (Zhoozha/shutterstock.com)

(AFP) - Moins gourmande en eau et moins énergivore, d'une taille plus réduite qu'il y a 30 ans, la piscine est devenue plus écologique, assurent les professionnels du secteur, dont l'activité a bénéficié cette année d'une météo très favorable.

Sur les neuf premiers mois de l'année, le chiffre d'affaires du secteur a progressé de 1,5% grâce à de "très beaux mois" de juillet, août et septembre, qui ont "permis au marché des piscines de reprendre des couleurs après une année 2014 difficile", annonce jeudi la fédération des professionnels du secteur (FPP).

Sur ces trois mois d'été, les contrats signés ont bondi de 17%, les livraisons de 14% et les devis établis de 10%, comparé à la même période un an plus tôt.

"Nous sommes plutôt satisfaits, la météo nous a été favorable, tant pendant l'été que dans l'arrière-saison", commente auprès de l'AFP Gilles Mouchiroud, président de la FPP.

Les professionnels de la piscine, qui réalisent 1,5 milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel, mettent en avant la "révolution durable" en marche dans le secteur, et disent aller vers une piscine "basse consommation".

Ainsi en 30 ans, la consommation d'énergie annuelle nécessaire à la filtration a été divisée par 4 (à 950 kwh en moyenne) et celle du chauffage, doté de pompes moins puissantes, par plus de 9 (à 690 kwh), fait valoir la FPP.

"Il y a eu un gros travail de fait par les professionnels, en matière de développement durable", affirme M. Mouchiroud.

Quant au volume d'eau nécessaire au remplissage d'une piscine moyenne, il a été divisé par trois en 30 ans. Mais c'est surtout lié à la diminution de la taille des bassins, passés de 12x6 mètres en moyenne en 1980 à 8x4 mètres en 2015, pour une profondeur passée de 1,80m à 1m40.

Grâce aux progrès techniques, à des équipements moins énergivores et à une meilleure gestion de l'eau - désormais filtrée à 80% par des procédés mécaniques et plus qu'à 20% par des produits bactéricides - les piscines ont aujourd'hui une empreinte écologique moindre que par le passé, assure la FPP.

Ainsi il existe nombre d'alternatives à l'ajout de chlore, tels que des systèmes à électrolyse ou des produits de traitement à l'oxygène actif, au brome, à l'ozone, aux UV.

Aujourd'hui, "nul besoin de doses importantes de produits pour avoir une eau claire et limpide", font valoir les entreprises du secteur.

Quant à la domotique, elle promet de réduire encore la consommation en énergie des équipements ainsi que le dosage des produits de traitement, en fonction de paramètres tels que la température de l'eau et le nombre de baigneurs.

En revanche, seuls quelques professionnels volontaristes mettent en place une collecte du revêtement intérieur des piscines (le "liner" en PVC), qui se change tous les 10 à 15 ans, en vue de le retraiter, et la filière réfléchit à s'organiser en la matière, selon M. Mouchiroud.

La FPP lance un livret pour sensibiliser les utilisateurs aux gestes à adopter pour optimiser leurs consommations d'eau, d'énergie et de produits de traitement: ces derniers peuvent aisément être réduits d'un tiers.

Le nombre de piscines a plus que doublé en 15 ans, passant de 708.000 en 2000 à plus de 1,76 million en 2015.

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