Moins de coureurs, plus de spectacle ?

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Moins de coureurs, plus de spectacle ?
Moins de coureurs, plus de spectacle ?

Les principaux organisateurs de courses cyclistes, dont le Tour de France et le Giro, ont annoncé, hier, leur décision de réduire dès 2017 le nombre de coureurs dans les équipes engagées dans leurs épreuves, de 9 à 8 pour les grands Tours, et de 8 à 7 pour les autres courses.

 

Cette annonce a été faite à l'occasion de l'assemblée générale de l'association internationale qui regroupe les organisateurs (AIOCC), un an après une position de principe sur le sujet qui est restée lettre morte auprès de l'Union cycliste internationale (UCI) en raison de l'opposition des coureurs et des équipes.

 

Renforcer la sécurité

 

Christian Prudhomme, directeur du Tour et président de l'AIOCC, a expliqué que ce changement, voulu par les grands organisateurs (ASO, RCS, Flanders), répondait à un double objectif, améliorer la sécurité des coureurs et dynamiser les courses.

 

« C'est bien, au moins ils essaient quelque chose, commente Marc Madiot, manageur de l'équipe FDJ. Je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle, je n'irai pas jusque-là. C'est l'expérience qui nous le dira mais il faut le faire. Et il ne faut pas s'interdire d'aller plus loin, essayer des trucs pour rendre la course plus attractive. Si c'est 7 coureurs, c'est 7, si c'est 6, c'est 6. Ce qui compte ce sont les téléspectateurs ou les spectateurs sur le bord de la route. Ce sont eux notre baromètre. S'ils s'emmerdent, c'est qu'on n'est pas bons. »

 

Et Madiot d'expliquer sa logique : « Il faut qu'on soit attractifs et on ne l'est pas assez. On est en concurrence permanente, sur toutes les chaînes de télé, avec les autres sports. Si on ne comprend pas ça, on se trompe. »

 

Le manageur de Thibaut Pinot avance d'autres pistes. « Il ne faut pas se mettre des oeillères, confie-t-il. Moi, j'essaierais sans oreillette, ou alors avec la même pour tous, sans les capteurs de puissance. Sans assistance en fait, le vrai vélo. ...

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