Moins d'entrées en Bourse au 2e trimestre, l'Europe très touchée

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Moins d'entrées en Bourse au 2e trimestre, l'Europe très touchée
Moins d'entrées en Bourse au 2e trimestre, l'Europe très touchée

PARIS (Reuters) - Des projets d'introduction en Bourse d'une valeur totale de plus de huit milliard d'euros environ ont été reportés sur l'ensemble des marchés mondiaux au deuxième trimestre et l'Europe a été la région la plus touchée par ce phénomène, montre une étude du cabinet de conseil PwC publiée mercredi.

Les sociétés tentées par une entrée sur un marché boursier ont adopté une attitude attentiste face à la crise de la dette en Europe et à des perspectives de croissance incertaines en Asie, explique-t-il.

"Compte tenu de la rigueur de la conjoncture, les entreprises désireuses de poursuivre leur introduction en bourse - elles sont encore nombreuses - seront confrontées à d'importants obstacles à court terme", souligne Philippe Kubisa, associé de PwC et spécialiste des marchés de capitaux, cité dans un communiqué.

En Europe, le nombre d'introductions en Bourse est tombé à 80 sur avril-juin, contre 134 à la même époque l'an passé. Le montant des capitaux levés par ces opérations est passé sur la même période de 13,4 milliards d'euros, à seulement 0,7 milliard, soit une chute de 95%.

Sur la seule place de Paris, ces montants ont toutefois augmenté, passant de seulement 29,7 millions d'euros au deuxième trimestre 2011 à 42,8 millions d'euros sur la même période cette année, pour seulement trois introductions dans les deux cas.

L'Asie, malgré la bonne tenue de sa croissance économique, n'a pas été épargnée par ce mouvement de reflux. En Chine (en incluant Hong Kong), le volume des transactions est certes resté élevé au second trimestre si on le compare à celui du marché européen, avec 10,5 milliards d'euros de capitaux levés au cours de 117 opérations. Mais il a diminué drastiquement, de 74% par rapport au deuxième trimestre 2011.

Seuls les Etats-Unis ont tiré leur épingle du jeu, avec 16,5 milliards d'euros de capitaux levés, soit une hausse de 66% sur un an. Il est vrai qu'à lui seul, le réseau social Facebook a récolté 12,5 milliards d'euros lors de son entrée sur le Nasdaq le 18 mai.

Tout en soulignant l'impact de la crise de la zone euro et des inquiétudes liées à la croissance mondiale sur le marché des IPO, PwC souligne que celui-ci pourrait rapidement repartir de l'avant.

Thierry Charron, associé spécialiste des marchés de capitaux, explique ainsi que "les opportunités étant de plus en plus rares sur les marchés, les entreprises se préparent plus que jamais à réaliser des IPO dès que l'occasion se présentera à nouveau".

Francois Charlottin, édité par Marc Angrand

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