Mohamed Abrini, inculpé, admet être "l'homme au chapeau"

le , mis à jour à 20:29
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 (Précisions §§ 2, 3, 6) 
    par Robert-Jan Bartunek 
    BRUXELLES, 9 avril (Reuters) - Mohamed Abrini, déjà 
soupçonné d'être impliqué dans les attentats du 13 novembre 
dernier à Paris et à Saint-Denis, a reconnu être "l'homme au 
chapeau" filmé le 22 mars par les caméras de surveillance en 
compagnie des deux kamikazes de l'aéroport de 
Bruxelles-Zaventem, a annoncé samedi le parquet fédéral de 
Belgique. 
    "Il a dû admettre que c'était lui (...), il n'avait pas 
d'autre choix" après que les enquêteurs lui ont montré la vidéo, 
a dit un porte-parole du parquet. 
    "Il a été confronté aux résultats de diverses expertises et 
a reconnu sa présence lors des faits. Il a expliqué avoir jeté 
sa veste dans une poubelle et revendu son chapeau ensuite", a 
précisé le parquet dans un bref communiqué. 
    Les autorités belges ont inculpé dans la journée Mohamed 
Abrini et trois autres personnes arrêtées vendredi pour 
participation à une organisation terroriste et assassinats 
terroristes. 
    Mohamed Abrini, un Belge de 31 ans, était déjà soupçonné 
d'être impliqué dans la préparation des attaques du 13 novembre 
qui ont fait 130 morts à Paris et à Saint-Denis. 
    Jeudi, le parquet belge avait lancé un appel à témoins afin 
de retrouver l'"homme au chapeau".   
    Au total, six suspects ont été appréhendés vendredi mais 
deux d'entre eux, interpellés en même temps que Mohamed Abrini, 
ont été remis en liberté, a précisé le procureur. 
    Outre Abrini, le parquet de Belgique a inculpé un certain 
Oussama K. après qu'il a été établi qu'il était l'homme qui se 
trouvait dans la station de métro de Maelbeek au moment de 
l'attaque du 22 mars. 
    Le suspect, identifié par la presse locale comme étant un 
ressortissant suédois du nom d'Oussama Krayem, pourrait être 
également impliqué dans les attentats parisiens. 
     
    PERQUISITION À ETTERBEEK 
    Un ressortissant rwandais, Hervé B. M., et un autre suspect 
seulement identifié comme Bilal E. M. sont également poursuivis 
pour participation à une organisation terroriste et assassinats 
terroristes. 
    Selon la presse belge, Bilal E. M. serait Bilal El 
Makhoukhi, condamné en janvier 2015 pour son implication dans 
une organisation aujourd'hui dissoute, Sharia4Belgium, chargée 
de recruter des combattants pour l'Etat islamique (EI) et de les 
envoyer en Syrie et en Irak. 
    Condamné à cinq ans de prison, dont trois avec sursis, El 
Makhoukhi avait été autorisé à purger le reste de sa peine sous 
surveillance électronique chez lui le mois dernier, a indiqué le 
ministre belge de la Justice, Koen Geens. Makhoukhi avait été 
condamné l'an passé à son retour en Belgique après avoir perdu 
une jambe lors de combats en Syrie. 
    Le procureur de Belgique a précisé que Bilal E. M. était 
soupçonné d'avoir aidé Mohamed Abrini et Oussama K. 
    La police belge, appuyée par des tireurs d'élite, a mené 
samedi une perquisition dans un immeuble du quartier d'Etterbeek 
dans le centre de Bruxelles. 
    Le bâtiment, dont les occupants ont été évacués, était un 
immeuble d'habitation avec un commerce au rez-de-chaussée. Les 
abords ont été bouclés et une équipe de la médecine légale est 
intervenue à l'intérieur des locaux. 
    La police n'a procédé à aucune arrestation lors de cette 
opération et le parquet a précisé que ni armes, ni explosifs 
n'avaient été retrouvés sur place. 
    Le Premier ministre belge Charles Michel a précisé samedi 
que les autorités demeuraient en état d'alerte face à la menace 
terroriste dans le pays. 
    "Notre message est que nous sommes positifs concernant les 
récents développements de l'enquête. Mais nous savons que nous 
devons rester attentifs et prudents", a-t-il dit. 
 
 (Pierre Sérisier et Guy Kerivel pour le service français) 
 
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