Mode-Les entreprises françaises cherchent leur salut à l'export

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    * Les ventes de mode féminine en baisse de 2,8% au S1 
    * Les exportations ont progressé de 1,2% au S1 
    * Après un mauvais été, le secteur espère un meilleur T4 
    * Incertitudes sur l'approvisionnement en provenance de 
Turquie 
 
    par Pascale Denis 
    PARIS, 21 septembre (Reuters) - Les entreprises françaises 
de prêt-à-porter féminin, plombées par le marasme persistant sur 
leur marché domestique, redoublent d'efforts pour mieux vendre à 
l'international. 
    Les ventes de mode féminine ont reculé de 2,8% au premier 
semestre en France, à 4,9 milliards d'euros, accusant leur plus 
forte baisse depuis le premier semestre 2013, selon les chiffres 
de la Fédération française du prêt-à-porter féminin (FFPAPF). 
    Un printemps très pluvieux et peu propice aux achats de 
vêtements d'été, doublé d'un climat social tendu et de  
nombreuses grèves, ont pesé sur la consommation de mode. 
    L'été n'a guère été plus favorable. 
    "Juillet et août ont été mauvais, avec la chute du tourisme 
à Paris et sur la Côte d'Azur après l'attentat de Nice, tandis 
que la chaleur qui a sévi en France n'a guère poussé aux achats 
de rentrée", a déclaré mercredi François-Marie Grau, secrétaire 
général de la fédération professionnelle, qui compte parmi ses 
membres des marques comme Zadig & Voltaire, René Derhy, Zapa, 
Bérénice, Gérard Darel, Anne Fontaine ou Cotélac. 
    Dans ce contexte, la fédération se refuse à toute prévision 
pour l'ensemble de 2016, se contentant d'espérer que la deuxième 
partie de l'année "sera meilleure". 
    Seul motif de satisfaction pour le secteur : les entreprises 
 restent dynamiques à l'export, où elles réalisent environ 35% 
de leurs ventes. 
    En hausse pour la huitième année consécutive, les 
exportations de marques françaises ont progressé de 1,2% au 
premier semestre à 1,5 milliard d'euros. 
    "Nous nous mobilisons pour nous développer davantage à 
l'export, qui constitue une voie de secours face à la baisse de 
la consommation intérieure", a souligné Pierre-François Le 
Louët, nouveau président de la fédération.    
    Le secteur nourrit notamment de grandes ambitions aux 
Etats-Unis, son deuxième marché d'exportation derrière l'Italie 
et devant la Chine, où les exportations ont fortement ralenti 
(-23,7%) pour cause de moindre croissance économique et de 
mesures destinées à favoriser la consommation intérieure. 
    Les marques françaises sous-traitent encore hors de France 
la quasi-totalité de leur production. Seules quelques centaines 
de façonniers - travaillant essentiellement pour les marques de 
luxe comme Chanel, Dior  DIOR.PA , Louis Vuitton  LVMH.PA  ou 
Gucci  PRTP.PA  - subsistent dans l'Hexagone. 
    La Chine reste de loin le premier fournisseur de la filière 
mais sa part (32%) continue de baisser au profit de pays dont 
les coûts sont plus compétitifs comme l'Inde, le Bangladesh ou 
le Cambodge. 
    L'Italie conserve sa place de numéro deux tandis que des 
incertitudes pèsent sur l'avenir des importations en provenance 
de Turquie, sixième fournisseur des marques françaises et pays 
très prisé jusqu'ici pour l'étendue de son offre textile, en 
particulier les produits finis en coton. 
    "Beaucoup de chefs d'entreprises turques ont été limogés. 
Nous verrons si les événements politiques auront un impact", a 
indiqué François-Marie Grau, en évoquant les mesures prises par 
les autorités d'Ankara après la tentative de coup d'Etat du mois 
de juillet. 
 
 (Edité par Dominique Rodriguez) 
 

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