Mode-Le marché français progresse pour la 1ère fois depuis 10 ans

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    * Le marché attendu en hausse de 0,2% en 2017 et de 0,4% en 
2018 
    * Première progression depuis 2007 
    * L'amélioration du moral des ménages et la météo ont joué 
 
    par Pascale Denis 
    PARIS, 7 décembre (Reuters) - Le marché français de la mode 
s'apprête à enregistrer en 2017 sa première année de croissance 
depuis dix ans, porté par l'amélioration de l'environnement 
économique et une météo plus favorable aux achats de vêtements.  
    En hausse de 0,2% à la fin octobre, avec une progression 
marquée pour l'habillement de l'enfant (+3,0%), les ventes de 
prêt-à-porter devraient se maintenir à ce niveau pour l'ensemble 
de l'année, selon les prévisions de l'Institut français de la 
mode (IFM) publiées jeudi. 
    Plombé par la crise de 2008, le marché de la mode et du 
textile a reculé d'environ 14% depuis son sommet de 2007.  
    "C'est positif mais néanmoins fragile", a déclaré jeudi 
Gildas Minvielle, directeur de l'observatoire économique de 
l'IFM, lors de la présentation des perspectives 2018 de 
l'institut. 
    Cette relative résistance s'explique par une amélioration de 
l'économie française et du moral des ménages. La croissance 
devrait en effet atteindre 1,8% en 2017, son plus haut niveau 
depuis 2011, et devrait maintenir ce rythme l'an prochain, selon 
les prévisions de l'Insee.   
    Très sensible aux évolutions de la météo, la mode a 
également profité d'un été chaud, propice aux achats d'été. 
    En Europe, les tendances sont contrastées, avec une forte 
reprise attendue au Royaume-Uni (+5,2%) et une accélération  en 
Espagne (+3,8%), tandis que la baisse devrait se poursuivre en 
Allemagne (-2,0%) ainsi qu'en Italie (-1,8%). 
     
    PEU DE BASCULE VERS LES APPROVISIONNEMENTS COURTS 
    Pour 2018, l'IFM table sur une hausse du marché français 
d'environ 0,4%, une prévision qui se veut "prudente pour cause 
de manque de visibilité sur l'environnement économique". 
    Par ailleurs, une étude menée par l'IFM met en lumière la 
volonté des distributeurs français de recourir à des 
approvisionnements plus proches au plan géographique, comme 
l'Europe de l'Est et le bassin méditerranéen. 
    Mais ce souhait, guidé par la multiplication du nombre des 
collections et la nécessité d'éviter les stocks d'invendus, est 
encore loin de se traduire largement dans les faits. 
    "Le passage à l'acte ne s'est pas encore massivement opéré 
car il nécessite des changements de mode d'organisation que 
toutes les structures d'entreprises ne peuvent pas opérer." 
    En France comme dans l'Union européenne, les grandes 
enseignes de mode comme Kiabi (famille Mulliez, propriétaire 
d'Auchan), première enseigne d'habillement de l'Hexagone, 
l'espagnole Zara  ITX.MC  ou la suédoise H&M  HMb.ST  continuent 
de sous-traiter la majorité de leur production en Asie. 
    Si la Chine reste de loin le premier fournisseur de la 
filière (33,8% des importations d'habillement de l'Union 
européenne), sa part continue de baisser au profit d'autres  
pays asiatiques (42,6%) dont les coûts sont plus compétitifs 
comme l'Inde, le Bangladesh, le Cambodge ou le Vietnam. 
    La Chine est toutefois devenue le fournisseur incontournable 
de la filière pour les matières premières qu'elle exporte vers 
d'autres pays d'Asie, a précisé Gildas Minvielle. 
    Toujours au beau fixe, les exportations françaises 
d'habillement, qui enregistrent une croissance de 5% par an 
depuis 2010, devraient atteindre 9,3 milliards d'euros en 2017.  
    Le marché français de la mode et du textile totalise un peu 
moins de 30 milliards d'euros.         
 
 (Edité par Dominique Rodriguez) 
 

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