Mode à Milan ou l'invitation au voyage

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Défilé Fendi Automne/Hiver 2014 AFP PHOTO / TIZIANA FABI
Défilé Fendi Automne/Hiver 2014 AFP PHOTO / TIZIANA FABI

(AFP) - Au deuxième jour des défilés milanais de prêt-à-porter féminin pour l'hiver prochain les couturiers ont invité au voyage, de la terre aux confins de l'univers chez Fendi, dans les brumes de Londres chez Max Mara, à Florence chez Just Cavalli.

Fendi : voyage intergalactique

C'est pour un voyage à travers le temps et les planètes que nous embarque Karl Lagerfeld avec une époustouflante collection. Le styliste joue plus que jamais sur les contrastes en mélangeant tous azimuts matières, styles, longueurs, registres et époques. Le défilé débute sur la planète terre dans une période indéfinie du passé. Les silhouettes ont un air vaguement Belle Epoque.

Les femmes s'avancent en longs gants de cuir blanc, bottines à lacets et toques de fourrure, sans oublier les fleurs à la boutonnière, tenant du bout des doigts le dernier colifichet à la mode: une petite peluche en vraie fourrure. Elles portent des manteaux à manches ballon arrondis aux hanches et des robes volumineuses en velours, feutre, loden et drap de laine, qui s'ouvrent sur le devant par un long zip et sont munies de maxi poches carrées en résille. Des bouts de fourrures rampent sur leurs vêtements, telles d'étranges bestioles poilues.

Au fur et à mesure, le vestiaire se métamorphose dans un style futuriste avec des tissus techniques et sportifs comme le mesh (tissu respirant à mailles), des nylons brillants, les bottines laissant place à d'interminables cuissardes. Des patchworks de fourrures dessinent des puzzles inachevés sur des manteaux résille. Soudain, l'on se retrouve projeté dans un monde intergalactique, une myriade de petits points colorées et paillettes étincelantes constellant blousons, robes et manteaux fourrées.

- British ou Renaissance -

Max Mara : masculin british

Pour l'hiver prochain, la styliste Laura Lusuardi s'inspire des brumes londoniennes. Elle mélange les traditionnelles étoffes anglaises et écossaises de la garde-robe masculine, tels les tweeds, tissus à carreaux en laine Shetland, Prince de Galles et herringbones (chevrons), pour composer des manteaux et vestes patchwork oversize dans des tons sombres à porter avec des chandails en grosse laine. En guise de ceinture, c'est naturellement une cravate d'homme que la femme noue à sa taille.

Le gilet est la pièce maîtresse de la collection. Transformé en veste d'homme ou caban sans manches, il se superpose à un manteau ou se porte directement sur un pull, et va jusqu'à apparaître en trompe l'oeil sur le devant d'une veste. Il est proposé aussi en version doudoune, toujours dans des dimensions extra-larges très masculines, tandis que les jupes serrées descendent jusqu'aux mollets. Tous les looks se dédoublent en une matière et couleur différente côté recto et côté verso.

Just Cavalli: inspiration Renaissance

Pour sa ligne jeune, Roberto Cavalli est retourné à Florence, sa ville natale, reprenant dans ses imprimés les couleurs et striures des marbres des églises, les motifs fleuris des tapisseries Renaissance sans oublier les statues et les peintures, qui font la renommée de la capitale toscane. Tout se mêle et se superpose avec légèreté sur des pantalons moulants, des robes asymétriques en soie, des pulls jacquard, des tops en satin, des vestes-manteaux décomposables.

De longues franges en cuir balayent le sol au bout d'un sac, sur les côtés d'un pantalon doré ou derrière des cuissardes en daim colorées, tout au long des jambes, pour une petite touche cow-boy. Des anneaux métalliques hublot reviennent comme un leitmotiv dans la collection, décorant un sac, aérant un manteau, ou en guise de boucles dans les ceintures.

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