Mode à Londres : l'hiver sombre et romantique de John Rocha

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John Rocha automne/hiver 2014/15 AFP PHOTO / BEN STANSALL
John Rocha automne/hiver 2014/15 AFP PHOTO / BEN STANSALL

(AFP) - Ornées d'imposants pétales, des femmes-fleurs ont défilé samedi pour une collection du créateur John Rocha sombre et romantique, au deuxième jour de la Fashion Week à Londres.

Le noir, décliné sur du tulle, des dentelles, de la soie, de l'organza, est la star du show, inspiré par le ciel crépusculaire d'Islande et le travail du peintre français Pierre Soulages.

Les robes, baroques, se portent avec des mi-bas et des chaussures à talons épais. La tête et les épaules disparaissent sous une surabondance de volants, tels des pétales de rose géants, noirs ou gris.

Un somptueux manteau de velours rouge carmin se porte avec un oeillet démesuré à la boutonnière. Parfois les fleurs se font plus petites, comme lorsqu'elles viennent parsemer une robe de tulle noire, et l'égayer de rose, rouge et or.

John Rocha est un admirateur du peintre Pierre Soulages, chantre du noir. "Toutes ses peintures sont un travail sur la texture", explique à l'AFP le créateur originaire de Hong Kong et installé à Dublin depuis plus de vingt ans.

Le styliste, qui a aussi trouvé l'inspiration lors de ses voyages en Islande, est un habitué de longue date de la Fashion Week, où sa fille Simone présente elle aussi désormais ses collections.

Chez Sibling, dont la collection fait une large place au crochet, longues robes et chaussures à talons se sont révélées difficilement compatibles : après avoir trébuché, un mannequin a carrément abandonné ses escarpins sur le catwalk.

Cette deuxième journée de Fashion Week devait être marquée dans la soirée par les premiers pas de la marque écossaise Hunter Original, célèbre pour ses bottes en caoutchouc.

Ce défilé tombe à pic puisque le Royaume-Uni connaît depuis décembre des inondations record, qui ont conduit les hommes politiques et les membres de la famille royale à enfiler bottes et cuissardes pour visiter les zones sinistrées.

Fondée il y a près de 160 ans, marque traditionnelle de l'armée et de l'aristocratie terrienne, Hunter doit à Kate Moss d'avoir acquis une image plus branchée : des clichés de la brindille gambadant dans la boue de Glastonbury en mini-short et bottes ont permis à la marque de devenir l'accessoire indispensable de toute festivalière.

Le défilé est aussi particulièrement attendu en raison de la personnalité de son designer, Alasdhair Willis, qui n'est autre que le mari de Stella McCartney.

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