Mobilisation modeste contre l'accord sur l'emploi

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MANIFESTATIONS CONTRE L'ACCORD SUR L'EMPLOI
MANIFESTATIONS CONTRE L'ACCORD SUR L'EMPLOI

PARIS (Reuters) - Des milliers de personnes ont de nouveau manifesté mardi à Paris et en province contre l'accord sur l'emploi, au moment où les députés devaient voter le texte rejeté par la CGT, FO, FSU, et Solidaires, lui reprochant de faire la part belle au patronat.

Les quatre organisations, qui ont annoncé près de 170 cortèges à travers la France, ont revendiqué 120.000 manifestants à travers la France.

Lors d'une précédente journée d'action le 5 mars, elles avaient annoncé 200.000 manifestants, un chiffre très en deçà de leurs espérances.

Les dirigeants syndicaux ne s'attendaient pas mardi à une mobilisation massive, alors que le texte était adopté par les députés dans l'après-midi.

Malgré le renfort du Front de gauche, les centrales CGT et FO, qui se sont réconciliés pour l'occasion, n'ont pas réussi à faire le plein de leurs troupes contre ce projet très technique. La CGT promet toutefois un nouveau temps fort le 1er mai.

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste, a néanmoins assuré que la bataille n'était pas terminée. "Nous allons demander le report de ce texte au Sénat", a-t-il dit.

Le projet de loi transcrit dans le code du travail l'accord sur la sécurisation de l'emploi signé en janvier par le patronat et trois syndicats (CFDT, CFTC, CFE-CGC).

A Paris, les leaders des syndicats hostiles à un texte qui, selon eux, "sécurise les licenciements et non pas l'emploi", ont pris la tête du cortège parti en début d'après-midi de Montparnasse pour se rendre aux abords de l'Assemblée nationale.

"Ce projet de loi continue de sécuriser les licenciements et non pas l'emploi, de sécuriser la délinquance patronale et non pas les droits des salariés", a déclaré Thierry Lepaon, le nouveau dirigeant de la CGT.

A Lyon, entre 1.800 manifestants, selon la police, et 3.500 selon les syndicats, ont défilé à la mi-journée entre la Manufacture des Tabacs et la place Bellecour.

Sous les slogans "Non à la casse du code du travail", ou encore "Ce n'est pas aux travailleurs de payer la crise", les manifestants réclamaient le retrait du projet de loi.

À Toulouse, quelque 3.000 personnes selon les syndicats, 1.800 d'après la police, ont manifesté en direction de la place du Capitole derrière une banderole "Contre l'accord scélérat du 11 janvier".

"C'était important de faire cette manifestation aujourd'hui, afin que les organisations syndicales prennent date. Demain, avec le détricotage du code du travail, toutes ses conséquences néfastes vont entrer en application et les salariés vont se rendre compte", a mis en garde Serge Cambou, secrétaire général départemental de FO.

Selon la CGT, les manifestants étaient 7.000 à Bordeaux.

Gérard Bon, avec les correspondants de province, édité par Yves Clarisse

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  • patr.fav le mardi 9 avr 2013 à 15:48

    ils font trop de politique