Mobilisation massive pour conserver l'hippodrome de Saint-Cloud

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Une pétition de 6400 signatures s'oppose à un projet du ministère du Logement, prévu à Saint-Cloud. Il s'agirait de construire 6000 nouveaux logements dans une commune qui n'en compte que 14.000.

Plus de 6000 signatures contre 6000 logements: un document de travail du gouvernement envisageant de construire des habitations sur l'hippodrome de Saint-Cloud suscite la colère de cette ville cossue des Hauts-de-Seine, qui a lancé une pétition pour s'y opposer. Ouverte le 11 mars, soutenue par les villes voisines de Rueil-Malmaison, Garches et Suresnes ainsi que par France Galop, propriétaire des lieux, la pétition adressée à Matignon et à la ministre du Logement rassemblait dernièrement plus de 6400 signatures.

En cause, un document de travail remis au ministère du Logement par un comité d'experts dans le cadre du plan de mobilisation pour le logement en Ile-de-France, et du Grand Paris. L'hippodrome, situé sur les communes de Rueil-Malmaison et Saint-Cloud et rattaché à cette dernière, est l'un des deux «poumons verts» de la ville. Construire 6.000 logements dans une commune qui n'en compte que 14.000 serait une «densification» «pas acceptable», justifie le maire de Saint-Cloud Eric Berdoati (UMP), cité dans un communiqué de la mairie.

Aucune validation politique

Surtout, l'hippodrome est classé depuis 1998 et protégé par un plan local d'urbanisme qui empêche en théorie les constructions. Le maire accuse ainsi le gouvernement de «décider seul et sans concertation, ni avec le maire (...), ni avec le propriétaire France Galop, ni avec les riverains». Les maires UMP de Rueil-Malmaison, Garches et Suresnes accusent aussi l'Etat de «se substituer aux maires dans leurs compétences» et «s'engagent à faire barrage à un projet inadapté», ajoute le communiqué.

France Galop «n'a jamais envisagé de cession de l'hippodrome dont la renommée internationale en fait un des sites clés pour la sélection des chevaux de courses», précise de son côté la société. Contacté par l'AFP, le ministère a répété que ce projet n'avait fait l'objet d'aucune validation politique»: «C'est une réaction prématurée à des fins électorales en période de campagne».

Une phase de concertation concernant ce site et plus d'une vingtaine d'autres, potentiels réservoirs de logements dans le Grand Paris, débutera en avril, a-t-on précisé de même source. 28 jours de course se tiennent chaque année à Saint-Cloud devant quelque 40.000 spectateurs au total, pour plus de 300 millions d'euros de paris hippiques.

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