Mobilisation en Ecosse avant le référendum sur l'indépendance

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* Les deux camps mobilisent au dernier jour de la campagne * Trois sondages donnent le "non" vainqueur avec 52% des voix * Le nombre d'indécis annonce toutefois un scrutin très ouvert par Angus MacSwan et Guy Faulconbridge EDIMBOURG, 17 septembre (Reuters) - A la veille d'un référendum historique sur l'indépendance de l'Ecosse, des dizaines de milliers d'électeurs n'avaient toujours pas choisi leur camp mercredi, une indécision qui annonce un scrutin très ouvert. Partisans et adversaires de l'indépendance sont restés mobilisés jusqu'aux dernières heures de la campagne. Trois sondages publiés mardi soir donnent la victoire, avec 52% des voix, aux unionistes partisans du maintien de l'Ecosse au sein du Royaume-Uni. Mais entre 8% et 14% des électeurs, selon ces enquêtes, n'ont toujours pas arrêté leur choix. Mardi, les trois grandes formations politiques britanniques - Parti conservateur, Parti travailliste et Parti libéral-démocrate - se sont engagées à garantir à l'Ecosse, si elle reste dans le Royaume-Uni, un niveau élevé de dépenses publiques et à accorder aux Écossais le contrôle de leurs dépenses de santé. ID:nL6N0RH37X Le Premier ministre écossais Alex Salmond, champion de la cause indépendantiste, a souhaité pour sa part que les Ecossais "se réveillent vendredi au premier jour d'un pays meilleur". Dans une lettre ouverte aux électeurs, il invoque le souvenir de l'économiste du XVIIIe siècle Adam Smith et du grand poète écossais Robert Burns. "Ne laissez-pas cette occasion glisser entre vos doigts. Ne les laissez pas dire qu'on n'y arrivera pas. Faisons-le !" Dans un entretien au Times, le Premier ministre britannique David Cameron, qui s'est rendu deux fois en Ecosse en une semaine, admet que le scrutin sera serré, comme il l'a toujours pensé. Il reconnaît même qu'il lui arrive de se réveiller en sueur la nuit, effrayé à l'idée d'une victoire des indépendantistes. "Quel que soit le résultat, nous sommes une démocratie et il faut respecter le verdict des urnes", dit-il. "NOUS LE FERONS" "Ce sera très serré", a déclaré au journal The Scotsman le politologue John Curtice, professeur à la Strathclyde University. "Pour le moment, il semblerait que le 'oui' doive échouer de très peu", a-t-il ajouté. Des centaines de partisans de l'indépendance se sont rassemblés mercredi à Glasgow, plus grande ville d'Ecosse avec ses 486.000 électeurs, en scandant devant le Royal Concert Hall: "Oui, nous le pouvons et nous le ferons !" "Nous sommes sur le point de gagner parce que nous avons réconcilié des tas de gens avec la politique. Mais quoi qu'il arrive, de toute façon, plus rien ne sera comme avant", a déclaré Patrick Harvie, le numéro un des Verts écossais. Toujours à Glasgow, l'ancien Premier ministre britannique Gordon Brown a pris la parole lors d'un rassemblement unioniste. "L'indépendance nous mène dans un piège", a-t-il lancé devant une foule qui brandissait des pancartes "Aimez l'Ecosse, votez non". Dans une lettre ouverte, 14 anciens chefs de l'armée de terre, de la marine et de l'armée de l'air britanniques défendent aussi le "non" car, selon eux, l'indépendance de l'Ecosse ne peut que saper les capacités de défense du Royaume-Uni. Pour voter jeudi, il faut résider en Ecosse, avoir au moins 16 ans, être ressortissant britannique, du Commonwealth ou de l'Union européenne. Près de 4,3 millions de personnes sont concernées. Ainsi, un Ecossais vivant en Angleterre ne peut participer au scrutin. Les électeurs devront répondre "oui" ou "non" à la question: "L'Ecosse doit-elle être un pays indépendant ?" Un "oui" mettrait fin à 307 années d'union avec l'Angleterre. Les bureaux de vote ouvriront à 07h00 (06h00 GMT) et fermeront à 22h00 (21h00 GMT). Les premiers résultats sont attendus vers 02h00 (01h00 GMT) vendredi mais ceux des grandes villes comme Glasgow, Edimbourg et Aberdeen pourraient ne pas être disponibles avant 05h00 (04h00 GMT). Le résultat définitif du référendum devait être connu vendredi en milieu de journée. (Avec Alistair Smout à Glasgow et Kylie MacLellan à Londres, Guy Kerivel pour le service français)

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  • LeRaleur le mercredi 17 sept 2014 à 16:13

    L'Écosse à deux doigts de s'extirper de l'esclavage Anglo-Saxon.