Mme Concurrence veille au grain

le , mis à jour à 08:12
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Mme Concurrence veille au grain
Mme Concurrence veille au grain

Les consommateurs ignorent son nom, pourtant Isabelle de Silva intervient dans leur quotidien. Prix des sandwichs, des yaourts, des lessives, des abonnements téléphoniques, voici quelques-uns des dossiers dans lesquels l'institution qu'elle préside a récemment mis son nez. Et tapé du poing sur la table !

 

Depuis un mois, Isabelle de Silva est le nouveau visage de l'Autorité de la concurrence qui traque les trusts et les cartels, réprime les abus de positions dominantes et les ententes secrètes entre industriels... Peu connue du grand public, l'Autorité n'en est pas moins redoutée des professionnels, bien au fait de sa puissance de feu.

 

L'arrivée d'Isabelle de Silva a provoqué un petit séisme dans l'univers feutré des grands commis de l'Etat. Une femme ! « Mon souhait, c'est que la nomination d'une femme à de hautes fonctions devienne tout à fait banale », glisse ce grand commis de l'Etat, soulignant son désir « d'aider les femmes autour [d'elle] à développer leur carrière et à saisir des opportunités ».

 

Isabelle de Silva n'est pas une nouvelle venue dans la maison. Membre de l'Autorité depuis 2014, elle s'est notamment penchée sur l'épineux dossier de la fusion Fnac-Darty. Comme présidente, elle remplace Bruno Lasserre, qui a effectué trois mandats. Le changement... dans la continuité.

 

Comme lui, la nouvelle présidente est un pur produit de l'ENA puis du Conseil d'Etat. Si son parcours académique est brillant et classique, son histoire personnelle fait traverser les continents : naissance à New York, enfance au Brésil. Fille d'un père péruvien et d'une mère française d'origine normande, elle est aujourd'hui, à 47 ans, mère de quatre enfants.

 

La nouvelle présidente a infligé sa première amende la semaine dernière au groupe de télécommunications Altice, propriété de Patrick Drahi. Et pour un montant conséquent : 80 M€. « Je n'ai pas choisi le dossier. Il arrivait à ...

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  • gache1 il y a 10 mois

    ma sorcière bien aimée

  • ppsoft il y a 10 mois

    C'est donc elle qui est responsable de la pression et du stress subis par les travailleurs. Dépressions, burnouts, tout ça, c'est elle.