Mixité au collège : « Il faut rompre avec le mythe français du grand soir politico-technocratique »

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Najat Vallaud-Belkacem  au ministère de l'éducation nationale, le 29 août 2016.
Najat Vallaud-Belkacem  au ministère de l'éducation nationale, le 29 août 2016.

Dans un entretien au « Monde », la ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem revient sur les critiques formulées, la veille par Thomas Piketty.

Dans une tribune publiée dans Le Monde, mardi 6 septembre, Thomas Piketty, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, dénonce « la ségrégation sociale dans les collèges » qui atteint « des sommets inacceptables ». Une situation renforcée par l’apathie du gouvernement, selon l’économiste. Au lendemain de la parution de ce texte, la ministre de l’éducation, Najat Vallaud-Belkacem revient sur les critiques de M. Piketty. « Je crois qu’il fait rompre avec le mythe français de la mesure globale uniforme, du grand soir politico-technocratique », insiste-t-elle.

« Je ne pense pas qu’un algorithme puisse constituer une baguette magique » L’éducation nationale s’est dotée d’un système d’affectation dans les lycées – Affelnet – dont l’ambition est de modifier la répartition des élèves dans les établissements en tenant compte, notamment, de leur origine sociale. Interrogée pour savoir si un tel dispositif pourrait être étendu aux collèges, Mme Vallaud-Belkacem juge qu’il ne s’agit pas d’une « baguette magique ».

« De grâce, arrêtons les leçons ! Penser que l’on pourrait imposer autoritairement la mixité sociale, en supprimant au passage une partie de la liberté de choix des parents, c’est entretenir une forme d’illusion qui aboutit à l’immobilisme. » Et cette dernière d’estimer que la solution doit venir de la mobilisation des acteurs de terrain, plus que de « décisions imposées ».

« Bien sûr que l’enseignement privé a une responsabilité » Si la ministre...

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  • M7163258 il y a 3 mois

    « De grâce, arrêtons les leçons ! Penser que l’on pourrait imposer autoritairement la mixité sociale, en supprimant au passage une partie de la liberté de choix des parents, c’est entretenir une forme d’illusion qui aboutit à l’immobilisme. » Enfin un peu de réalisme sur la condition humaine! Les premiers à détourner la carte scolaire sont les enseignants, ceux la même qui voudraient l'imposer aux autres...