Mitt Romney, un mormon trop parfait

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Dans le Massachusetts, on admire l'ascension de cet ancien «évêque», dont la foi reste un handicap aux yeux de nombreux Américains. Gestionnaire hors pair mais «girouette idéologique», le candidat républicain ne cherche-t-il pas trop la «perfection» pou être crédible ?

Il fait déjà nuit quand l'évêque mormon Grant Bennett ouvre la porte de sa jolie maison de Belmont, à quelques rues de l'imposante demeure coloniale qu'occupait encore récemment le candidat républicain Mitt Romney, dans une banlieue chic de Boston. Les deux hommes sont des intimes, dont les familles se fréquentent et font du bateau ensemble le week-end.

Rencontrer Grant, un homme affable et éduqué, représentant lui aussi d'une grande famille mor­mone, c'est un peu rencontrer Mitt, qui l'a précédé comme évêque de Belmont au milieu des années 1980. Même fonctionnement de tribu avec ribambelle d'enfants (cinq chez Romney, quatre chez Bennett). Même type d'éducation éclairée mais stricte. Même expérience de missionnaire prosélyte exilé durant deux ans dans des pays lointains, Mitt en France, Grant au Japon. Même abstinence sourcilleuse en matière de relations sexuelles prémaritales, de tabac, d'alcool - et même de thé et de café! «Mitt est un piètre danseu

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