Mitsubishi Heavy estime prématuré de soutenir Mitsubishi Motors

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    TOKYO, 25 avril (Reuters) - Mitsubishi Heavy Industries 
 7011.T  a déclaré lundi qu'il était trop tôt pour décider s'il 
fallait apporter un soutien à Mitsubishi Motors  7211.T , le 
sixième constructeur automobile japonais qui a reconnu la 
semaine dernière avoir falsifié des tests d'économies de 
carburant.  ID:nL5N17N2DF  
    Avec une participation de 12,6%, Mitsubishi Heavy, dont les 
activités vont de la construction de navires de guerre à des 
infrastructures ferroviaires, est le premier actionnaire de 
Mitsubishi Motors. 
    Les deux entreprises font partie du conglomérat Mitsubishi, 
également présent dans la finance et dans l'extraction minière. 
    Plus tôt dans la journée, Mitsubishi Motors a annoncé la 
tenue d'une conférence de presse mardi pour faire le point sur 
le scandale avant de l'annuler quelques heures plus tard. 
    Le constructeur a ajouté qu'il transmettrait les données 
relatives à la falsification des tests mardi au ministère des 
Transports, conformément à la requête de ce dernier. 
    "L'enquête concernant la falsification des données 
d'économies de carburant par Mitsubishi Motors est toujours en 
cours donc à ce stade on ne peut décider si on apporte notre 
soutien", a dit à des journalistes Shunichi Miyanaga, 
président-directeur général de Mitsubishi Heavy. 
    Il y a une quinzaine d'années, le groupe avait sauvé la mise 
à sa société soeur après que cette dernière avait failli être 
emportée par une scandale impliquant la dissimulation 
systématique de plaintes de clients. 
    Depuis l'annonce du scandale, mercredi, le titre a plongé de 
44,4% sur quatre séances pour clôturer lundi sur un cours de 480 
yens. 
    Une source proche du constructeur automobile a dit dimanche 
que que l'entreprise, en raison de l'impact financier inconnu de 
la falsification de tests, ne fournirait vraisemblablement pas 
de prévisions pour l'exercice en cours lors de la publication, 
prévue mercredi, de ses résultats annuels 2015-2016. 
 ID:nL5N17R0FH  
    Des analystes de Nomura Research estiment que le coût du 
scandale pourrait représenter jusqu'à 104 milliards de yens (831 
millions d'euros). 
 
 (Maki Shiraki et Naomi Tajitsu, Benoît Van Overstraeten pour le 
service français, édité par Véronique Tison) 
 

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