Mistura reprend les discussions sur la Syrie avec l'opposition

le
1
    GENEVE, 13 avril (Reuters) - L'émissaire des Nations unies 
pour la Syrie, Staffan de Mistura, a entamé mercredi une 
nouvelle session de discussions sur la Syrie en recevant une 
délégation de l'opposition à Genève. 
    Staffan de Mistura et les représentants du Haut Comité des 
négociations (HCN), principale émanation de l'opposition, sont 
apparus devant la presse le visage fermé, alors que l'accord de 
"cessation des hostilités" en Syrie est en passe de s'effondrer 
complètement. 
    Le chef de la délégation du HCN, Asaad al Zoubi, a indiqué 
qu'il avait abordé la question de la libération des prisonniers, 
de la "déstabilisation" de la trêve et des récents "massacres" 
perpétrés en Syrie. 
    Il a ajouté que la création d'une autorité de transition en 
Syrie était la priorité de la session de pourparlers qui vient 
de s'ouvrir, insistant à nouveau sur le départ "indispensable" 
de Bachar al Assad et de sa garde rapprochée. 
    Staffan de Mistura s'est de son côté dit "surpris" que sa 
récente tournée dans les capitales concernées par la recherche 
d'une solution politique en Syrie n'ait apparemment pas produit 
de résultats positifs sur le terrain.  
    La précédente session de pourparlers s'était achevée le 24 
mars sans accord sur la question de la transition politique, et 
notamment sur le sort de Bachar al Assad. 
    La délégation du gouvernement, qui organisait ce mercredi 
dans les zones qu'il contrôle des élections législatives 
décriées par l'opposition ( ID:nL5N17G3BK ), est attendue 
vendredi à Genève. 
    La reprise du processus diplomatique est assombrie par la 
multiplication des combats en Syrie, notamment dans les régions 
de Damas et d'Alep, où l'armée gouvernementale et ses alliés ont 
entamé mardi une vaste offensive militaire.  ID:nL5N17F4JD  
    Selon Asaad al Zoubi, le régime syrien s'est rendu coupable 
de plus de 2.000 violations de la trêve et a largué 420 barils 
d'explosifs, des bombes particulièrement peu précises, sur les 
zones insurgées pendant le seul mois de mars. 
    Damas et ses alliés russe et iranien accusent de leur côté 
les rebelles d'être responsables de la plupart des violations du 
cessez-le-feu. 
 
 (Marina Depetris et Tom Miles; Tangi Salaün pour le service 
français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • charleco il y a 8 mois

    Celui qui organise les négociations ne veut qu'une chose : le départ d'Assad! Ce sera l'échec et la guerre recommencera. Pendant la trève, les USA et les Turcs ont réarmé les islamistes et la guerre n'en sera que plus âpre, ce qui fera revenir les Russes. Alors, ils accuseront la Russie d'agression.