Mistral-Rien n'entrave la livraison pour l'instant, dit Hollande

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PARIS, 20 août (Reuters) - Rien ne met en cause la livraison en octobre d'un premier porte-hélicoptères Mistral à la Russie, confirme mercredi François Hollande, convenant toutefois que le dossier pourrait revu si la crise ukrainienne ne trouvait pas d'issue. Le président français a confirmé le mois dernier que le contrat signé en 2011 serait honoré malgré les critiques des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, et les sanctions économiques imposées par l'Union européenne à la Russie. (voir ID:nL6N0PX2JC ) "Aujourd'hui, le niveau des sanctions n'empêche pas la livraison. Ce sont les Européens qui en ont décidé ainsi, pas la France", déclare François Hollande dans un entretien publié mercredi dans Le Monde. "S'il advenait une tension supplémentaire et une impossibilité de trouver une issue, nous aurions à délibérer. Mais pour l'instant, tel n'est pas le cas", ajoute le chef de l'Etat. Le président français ne mentionne en revanche pas la livraison du second Mistral prévu par le contrat, dont il avait dit en juillet qu'elle dépendrait de "l'attitude" des Russes. Sur les deux autres navires en option, "il n'y a pas de discussion", dit-il. François Hollande, qui avait été le premier à organiser une rencontre entre le nouveau président ukrainien Petro Porochenko et son homologue russe Vladimir Poutine, le 6 juin, à l'occasion de l'anniversaire du Débarquement allié, estime qu'une telle entrevue est à nouveau possible pour sortir de la crise. Mais, souligne-t-il, "cela suppose l'arrêt des livraisons d'armes, le cessez-le-feu, le contrôle de la frontière et le dialogue politique". La chancelière allemande Angela Merkel, avec laquelle il a travaillé étroitement sur ce dossier, est attendue à Kiev samedi. Le président français assure en outre avoir prévenu Vladimir Poutine du coût politique et économique élevé qu'aurait pour la Russie, accusée d'armer et d'aider les séparatistes ukrainiens, une poursuite du conflit. "Les sanctions étaient nécessaires et d'autres le seront s'il n'y a pas d'évolution", dit-il, concédant leur impact sur l'économie européenne. "Une sanction a un prix pour celui qui la prononce comme pour celui qui la subit. Pour l'Europe, c'est un choix qu'elle assume." L'UE a prévu de débloquer 125 millions d'euros pour aider les agriculteurs frappés par l'embargo russe sur les produits alimentaires en représailles aux sanctions qui touchent Moscou. (voir ID:nL5N0QO1RA et ID:nL5N0QP1Q0 ) (Gregory Blachier, édité par Yves Clarisse)

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  • superbul le mercredi 20 aout 2014 à 11:24

    Evidemment, on ne va pas s’asseoir sur un porte hélicopter à quelques centaines de millions d'euros. On va sucer la russie pour faire vivre les 95% des feignants français.