Mistral-Moscou refuse les conditions de résiliation de Paris-presse

le , mis à jour à 12:06
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PARIS, 15 mai (Reuters) - La Russie a refusé les conditions de résiliation du contrat Mistral posées par la France, qui se dit prête à rembourser les sommes déjà versées une fois que Moscou aura autorisé par écrit la revente des deux navires de guerre à un autre pays, rapporte vendredi le quotidien russe Kommersant. Cette offre prévoit le remboursement de quelque 785 millions d'euros à la Russie si cette dernière donne son accord par écrit à une réexportation des navires, précise le quotidien économique, qui cite des sources technico-militaires. "L'option d'un remboursement de la somme mentionnée dans la proposition française ne nous convient pas du tout et le vice-Premier ministre Dmitri Rogozine en a déjà informé" la partie française, disent ces sources. De source française, on indique que "des discussions à l'amiable sont en cours sur les conditions et l'avenir du contrat" sans donner plus de précisions sur leur avancement. Moscou estime le préjudice subi par la Russie à près de 1,163 milliard d'euros, selon la source citée par Kommersant. Conclue en 2011 sous la présidence de Nicolas, la vente à la Russie de deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) est estimée à 1,2 milliard d'euros. La livraison du Vladivostok, le premier des deux BPC construits à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), a été suspendue pour une durée indéterminée par la France l'an dernier en raison du rôle de Moscou dans la crise ukrainienne. Le deuxième BPC, baptisé Sébastopol, du nom de la ville de Crimée où est basée la flotte russe de la mer Noire, devait quant à lui être livré fin 2015 à la Russie. Le contrat Mistral, qui empoisonne les relations entre les deux pays depuis des mois, se trouve depuis plusieurs semaines entre les mains des avocats qui tentent de trouver une partie acceptable pour les deux parties. Mi-avril, Vladimir Poutine avait fait savoir que la Russie entendait être remboursée des sommes déjà versées dans le cadre de ce contrat tout en précisant qu'elle n'imposerait pas de pénalités à la France. (Julien Ponthus et Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)

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  • M1084720 le vendredi 15 mai 2015 à 12:14

    La position de la France est indigne!