Mistral-Le montant du remboursement inférieur à 1,2 mlds d'euros

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(Actualisé avec autres déclarations, précisions) PARIS, 6 août (Reuters) - Le montant du remboursement du contrat de vente de deux navires Mistral à la Russie sera inférieur à 1,2 milliard d'euros, a déclaré jeudi Jean-Yves Le Drian au lendemain de la conclusion d'un accord entre Paris et Moscou qui a mis un terme à huit mois de contentieux. "Le prix initial des deux bateaux était environ d'1,2 milliards d'euros, le prix de l'accord qui est le meilleur accord possible sera inférieur puisque la Russie sera remboursée à l'euro (près) des engagements financiers qu'elle a pu mobiliser", a dit le ministre de la Défense sur RTL. "Le montant exact sera communiqué au Parlement parce qu'il y aura une loi de ratification et le Parlement va être saisi très rapidement et du montant et du dispositif", a-t-il ajouté. La Russie a indiqué mercredi soir que les avances qu'elle avait versées avaient d'ores et déjà été remboursées par la France. Interrogé sur le "gâchis industriel" déploré par certains employés de Saint-Nazaire où ont été construits les deux bâtiments de projection et de commandement (BPC), le ministre de la Défense a répondu : "Il n'y aura par cet accord aucune conséquence pour l'emploi et il y aura, j'en suis convaincu, d'autres acquéreurs". "Il est souhaitable (de trouver des repreneurs, NDLR) le plus rapidement possible" a-t-il ajouté. "Dès à présent un certain nombre de pays ont fait connaître leur intérêt pour ces deux bateaux, ils sont nombreux." Le Canada, Singapour ou encore l'Egypte, qui vient d'acquérir une frégate multimissions Fremm et quatre corvettes Gowind, sont cités comme clients potentiels, mais le groupe français DCNS, qui construit les Mistral, s'est refusé à tout commentaire sur ce point. Selon son PDG Hervé Guillou, l'adaptation des Mistral pour un client de remplacement coûterait de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de millions d'euros selon ses besoins. Conclue en 2011 sous la présidence de Nicolas Sarkozy, la vente à la Russie du Vladivostok et du Sébastopol avait été suspendue sine die en novembre sur décision de François Hollande en raison du rôle de Moscou dans le conflit ukrainien. La Russie est accusée d'apporter son soutien aux rebelles séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine, ce qu'elle dément. (Marine Pennetier, édité par Simon Carraud)

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  • M4484897 le jeudi 6 aout 2015 à 09:09

    Mais ils oublient de facture les matières et les heures de main d'œuvre que le contribuable doit bien payer. Ne parlons pas non plus du manque a gagner conséquent au manque de confiance envers ce "commerçant" peu fiable