Mission sur Mars : autopsie d'un échec

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Mission sur Mars : autopsie d'un échec
Mission sur Mars : autopsie d'un échec

Simple petit bogue informatique ou dysfonctionnements plus grave ? A l'Estec, au centre technique spatial de Noordwijk (Pays-Bas), c'est nuit blanche et café noir pour les techniciens et ingénieurs de l'agence spatiale européenne (ESA). C'est là qu'est né le petit atterrisseur Schiaparelli qui s'est crashé sur Mars le 19 octobre. Là, que depuis ce jour où 230 M€ sont partis en fumée, on se creuse les méninges, on fait simulation sur simulation, avec les collègues de Darmstadt (Allemagne) et de Turin (Italie) pour trouver ce que l'on appelle dans le jargon spatial « la cause racine ». En clair, pourquoi cette petite soucoupe volante de 577 kg a soudain perdu la boule et raté son « amarsissage ».

 

« La difficulté, c'est que nous avons un volume de données extrêmement important à exploiter, que le satellite scientifique TGO (Trace Gas Orbiter) qui l'a larguée nous a transmis, explique Thierry Blancquaert, le chef de la mission Schiaparelli. Mais c'est aussi une chance. Grâce à elles, on saura forcément le fin mot de l'histoire. »

 

Dès la semaine prochaine, l'ESA devrait lever une partie du voile sur l'énigme. Mais d'ores et déjà, c'est vers l'unique ordinateur qui commandait toutes les manœuvres que se tournent les suspicions. Schiaparelli n'avait que six minutes pour atterrir. Et dans ce laps de temps ultracourt, la capsule devait impérativement décélérer de 21 000 km/h à 10 km/h. « L'entrée dans l'atmosphère a bien débuté, la trajectoire était parfaite et le parachute qui devait freiner sa chute s'est bien déclenché, à 11 km d'altitude. C'est après que cela s'est grippé », résume François Forget, du CNRS.

 

Une dernière minute critique

 

Un peu moins d'une minute avant l'impact prévu, les anomalies s'enchaînent : le bouclier thermique lesté du parachute qui devait permettre au module de rétrograder de 1 600 km/h à 240 km/h s'éjecte trop tôt. Puis les neuf rétrofusées, censées ...

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  • aerosp il y a un mois

    ces études auraient dû être confiée à eads et tout se serait bien passé