Missiles-L'Iran accusé de ne pas respecter la résolution 2231

le
0
 (Précisions, contexte) 
    NATIONS UNIES, 29 mars (Reuters) - En tirant des missiles 
balistiques capables de porter des ogives nucléaires, l'Iran 
défie la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l'Onu adoptée 
après l'accord de Vienne en juillet dernier, écrivent les 
Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne dans 
une lettre que Reuters a pu consulter mardi. 
    Cette lettre a été adressée au secrétaire général de l'Onu, 
Ban Ki-moon, et à l'ambassadeur d'Espagne à l'Onu, Roman Oyarzun 
Marchesi. L'Espagne est chargée de coordonner les discussions du 
Conseil de sécurité sur la résolution 2231. 
    Les signataires demandent que le Conseil de sécurité examine 
les "réponses appropriées" à apporter à l'attitude de l'Iran qui 
en agissant ainsi ne respecte pas, selon eux, ses engagements. 
    De source diplomatique, on semble cependant exclure de 
nouvelles sanctions contre Téhéran, en raison de la formulation 
de la résolution qui peut prêter à des interprétations 
différentes. 
    En effet, cette résolution "invite" l'Iran à faire preuve de 
modération dans le domaine des missiles balistiques, ce qui peut 
être interprété de diverses façons. 
    Des diplomates occidentaux ont déclaré que même si les tirs 
de missiles balistiques iraniens sont contraires à la résolution 
2231, ils ne violent cependant pas l'accord de Vienne de juillet 
dernier. 
    Dans leur lettre, Américains, Britanniques, Français et 
Allemands évitent de parler de "violation" de la résolution mais 
relèvent "avec inquiétude que des dirigeants militaires iraniens 
auraient déclaré que ces missiles étaient destinés à menacer 
directement Israël". 
    Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad 
Zarif, a affirmé il y a deux semaines que les missiles 
balistiques ne servaient qu'à assurer la défense de la 
République islamique. 
    Les tirs effectués récemment pas l'Iran, a-t-il ajouté, ne 
constituent pas une violation de l'accord nucléaire conclu l'été 
dernier entre Téhéran et le groupe P5+1 (Etats-Unis, Russie, 
Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne).   
    Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, pour sa 
part, a appelé les grandes puissances à sanctionner sans 
attendre l'Iran.   
 
 (Louis Charbonneau avec Michelle Nichols; Guy Kerivel pour le 
service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant