Misrata, prison à ciel ouvert sous le feu des pro-Kadhafi

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REPORTAGE - Malgré le pilonnage quotidien des soldats du Guide, les habitants de la ville refusent de partir

Soudain, son visage rond apparaît sur l'écran de l'ordinateur portable. «Ici, Misrata!» annonce fièrement Mohammed, 46 ans. Il y a quelques jours, cet homme d'affaires est enfin parvenu à se reconnecter à l'Internet grâce à l'installation d'un petit satellite par un voisin de quartier. Assiégée depuis plus d'un mois par les forces pro-Kadhafi, sa ville est une véritable prison à ciel ouvert, où résonne l'écho incessant des tirs de canon et des sirènes d'ambulance. Face au pilonnage incessant infligé à la population, l'Otan a annoncé jeudi avoir fait de Misrata sa «priorité numéro un».

«Impossible d'appeler Tripoli. Impossible de sortir dans la rue sans courir le risque d'être la cible d'un sniper, ou de se retrouver au centre d'un échange de tirs entre l'armée et les rebelles. Et puis, gare à celui qui cherche à quitter Misrata. Au premier poste de contrôle, c'est un homme mort!» nous confie Mohammed, lors d'une conversation établie par le biais de Skype

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