Mises en examen dans l'enquête sur des tirs de roquettes en Corse

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MISES EN EXAMEN DANS L'ENQUÊTE SUR UN DOUBLE ATTENTAT EN CORSE
MISES EN EXAMEN DANS L'ENQUÊTE SUR UN DOUBLE ATTENTAT EN CORSE

AJACCIO (Reuters) - Deux personnes ont été mises en examen par le juge antiterroriste dans le cadre du double attentat à la roquette contre les gendarmeries d'Ajaccio et Bastia, le 5 décembre 2013, a confirmé vendredi le parquet de Paris.

Le magistrat instructeur Alain Gaudino a notamment visé des infractions à la législation sur les armes et une association de malfaiteurs, le tout en relation avec une entreprise terroriste.

Bernard Grimaldi, 69 ans, qui a exercé la profession d'armurier, a été placé sous contrôle judiciaire, tandis que Jean-Jacques, dit Pascal, Pozzo-di-Borgo, 36 ans, a été placé en détention provisoire, dans l'attente d'un débat différé devant le juge des libertés ce mardi. Ils nient leur participation à l'attentat.

Selon une source judiciaire, leurs empreintes ADN a été découvertes dix jours après les faits, le 16 décembre 2013, dans le garage d'une résidence d'Ajaccio dans le cadre de l'enquête sur les tirs de roquette, selon l'instruction. "Ce box contenait deux scooters, une armoire dans laquelle se trouvait des armes longues, 40 kg d'explosifs en pains de 2 kg, du cordon détonant, des cagoules, des gilets pare-balles", a-t-on précisé de source policière.

Les deux hommes ont été interpellés lundi matin dans le cadre d'un coup de filet effectué à Ajaccio par les enquêteurs de la section de recherches et de la sous-direction antiterroriste.

L'opération a conduit au placement en garde à vue de onze personnes, dont l'ancien bâtonnier Philippe Gatti, contre lequel les charges ont été abandonnées, et l'actuel, Me Doumé Ferrari, qui a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire jeudi.

"On a voulu attaquer mes idées et mes clients", a commenté ce matin l'avocat nationaliste accueilli à l'arrivée du vol Paris-Ajaccio à la mi-journée par une cinquantaine de militants nationalistes et de confrères.

"Il est dangereux d'être un avocat pénaliste en Corse", a-t-il poursuivi. Dans l'instruction sur le double attentat, deux hommes sont encore recherchés.

(Roger Nicoli, édité par Jean-Philippe Lefief)

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