Mise en garde des collectivités locales sur Notre-Dame-des-Landes

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NANTES, 19 décembre (Reuters) - Les collectivités locales qui financent le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en Loire-Atlantique, ne supporteront "aucun surcoût lié au décalage du calendrier initial", a déclaré vendredi le Syndicat mixte aéroportuaire (SMA) qui regroupe vingt-deux d'entre elles. "Les participations des collectivités sont des avances remboursables, globales, forfaitaires et non révisables", rappelle le SMA dans un communiqué, en marge de la réélection du président socialiste de la région Pays-de-la-Loire, Jacques Auxiette, à la tête du "comité de suivi stratégique de la concession". Ces déclarations surviennent alors que le Premier ministre Manuel Valls a annoncé cette semaine son intention de lancer les premiers travaux de l'équipement l'an prochain, après l'extinction des derniers recours des opposants au projet. La mise en service de l'aéroport, initialement prévue en 2017, accuse à l'heure actuelle au moins deux ans de retard. Le SMA dit avoir également "pris acte des conclusions" de l'expertise financière qu'il avait fait voter en juin dernier. Europe Ecologie-Les Verts, opposé au projet, avait cru y voir à l'époque un moyen de "s'extirper à moindre coût de la réalisation d'un projet tant pharaonique qu'inutile". "La forte progression du trafic permet aux comptes de la concession () d'afficher une bonne performance, un volume d'investissements et de subventions conformes au plan d'affaires même s'ils sont évidemment impactés par les décalages dans les travaux", conclut le syndicat mixte. L'actuel aéroport de Nantes a franchi en 2014 la barre des 4 millions de passagers, avait annoncé dans la journée Aéroports du Grand Ouest (AGO), avec quatre ans d'avance sur les prévisions de la déclaration d'utilité publique de son "transfert" à Notre-Dame-des-Landes. Le nombre de passagers de l'aéroport Nantes-Atlantique a ainsi doublé en l'espace de neuf ans et son taux de croissance l'année dernière (+5,5 %) est "sans équivalent en France", où la moyenne des autres aéroports régionaux tourne autour de 1 à 2%. La filiale du groupe Vinci avait indiqué à cette occasion ne pas avoir demandé, pour le moment, de dédommagements à l'Etat pour le retard pris dans la construction du nouvel aéroport. "Un contrat de concession, c'est un équilibre global", avait déclaré son président, Nicolas Notebaert, aux journalistes. "La force de ce contrat, c'est que le trafic se développe au départ de Nantes et que l'ensemble des recettes dégagées serve à financer cet investissement... Aujourd'hui, il n'y a pas un euro de l'aéroport Nantes-Atlantique qui est revenu au concessionnaire." (Guillaume Frouin, édité par Guy Kerivel)


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