Mise en examen du trésorier de la campagne de Balladur en 1995

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RENÉ GALY-DEJEAN, TRÉSORIER DE LA CAMPAGNE DE BALLADUR EN 1995, MIS EN EXAMEN
RENÉ GALY-DEJEAN, TRÉSORIER DE LA CAMPAGNE DE BALLADUR EN 1995, MIS EN EXAMEN

PARIS (Reuters) - L'ancien député UMP René Galy-Dejean a été mis en examen pour complicité de détournement de fonds publics dans le cadre de l'enquête sur le financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, dont il était le trésorier, a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

René Galy-Dejean, 81 ans, a déjà indiqué que la campagne avait été financée en partie par des fonds secrets de l'hôtel Matignon.

Il avait été entendu jeudi par les juges Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire, chargés d'instruire le volet financier de l'affaire Karachi.

Sa mise en examen fait suite à celles, le mois dernier, des anciens directeur de campagne et chefs de cabinet d'Edouard Balladur à l'époque des faits, le numéro deux de LVMH Nicolas Bazire et le PDG de la RATP Pierre Mongin, pour détournement et complicité de détournement de fonds publics.

Les juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire ont obtenu mi-juillet un réquisitoire supplétif pour enquêter sur d'éventuels "détournements de fonds publics" lors de la campagne d'Edouard Balladur.

Celle-ci a été ouverte sur la base notamment des déclarations de René Galy-Dejean et sa mise en cause de Pierre Mongin, qui a déposé de son côté une plainte pour faux témoignage contre l'ancien député-maire du XVe arrondissement de Paris.

Outre ce financement occulte via des fonds publics, les juges soupçonnent l'équipe de la campagne d'Edouard Balladur, dont Nicolas Sarkozy était le porte-parole, d'avoir bénéficié de "rétrocommissions" issues de ventes d'armes.

L'homme d'affaires Ziad Takieddine a affirmé aux magistrats avoir reversé à des proches de l'ancien Premier ministre une partie des sommes perçues en marge de la vente, fin 1994, de sous-marins au Pakistan et de frégates à l'Arabie saoudite.

Il a réitéré ses accusations les 5 et 8 juillet lors de confrontations avec deux proches d'Edouard Balladur durant la campagne, Nicolas Bazire et Thierry Gaubert, conseiller de Nicolas Sarkozy au ministère du Budget de 1993 à 1995.

Yann Le Guernigou et Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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  • raich2 le vendredi 4 oct 2013 à 14:00

    Les poursuites sont ciblées, en fonction d'une hiérarchie bien établie.

  • neutro le vendredi 4 oct 2013 à 12:37

    Ok je veux bien que l´on investigue des faits qui remontent à 18 ans, mais alors pourquoi n´enquête-t-on pas sur le scandale actuel de la formation en France tel que révélé par le rapport Péruchet interdit de publication par les parlementaires et exposé il y a 2 jours dans une émission de FR2, 66 milliards d´euro par an dont une grande partie est pillée par les organisations patronales et syndicales?