Mis en minorité, le chef du Parti socialiste espagnol a démissionné

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 (Actualisé avec déclaration et contexte) 
    MADRID, 1er octobre (Reuters) - Le secrétaire général du 
Parti socialiste espagnol (PSOE), Pedro Sanchez, a démissionné 
samedi soir après avoir été mis en minorité par le comité 
fédéral du parti, a confirmé à Reuters une source socialiste. 
    Son départ pourrait débloquer la crise politique qui 
paralyse l'Espagne depuis neuf mois, aucun parti n'étant en 
mesure d'obtenir une majorité au Parlement. 
    Les quelque 300 membres du comité fédéral, qui fonctionne 
comme une sorte de parlement, s'étaient réunis samedi à huis 
clos pour trancher le dilemme sur l'attitude à adopter au 
Parlement, où le président du gouvernement sortant, le 
conservateur Mariano Rajoy, tente de former un gouvernement 
minoritaire. 
    Si les députés socialistes s'abstiennent, Rajoy pourra le 
faire. Mais Sanchez excluait pour sa part de permettre au chef 
de la droite conservatrice, qu'il accuse de corruption, de se 
maintenir au pouvoir et avait laissé entendre vendredi qu'il 
pourrait se retirer si le comité fédéral du parti le désavouait. 
    "J'ai toujours pensé que le Parti socialiste devait être 
porteur d'une alternance. Malheureusement, cela n'est pas 
possible. Je présente ma démission", a-t-il dit aux membres du 
comité fédéral, selon une source dans son entourage. 
    En écartant Sanchez, les frondeurs du Parti socialiste 
espèrent éviter de nouvelles élections législatives, les 
troisièmes en un an après les scrutins de décembre 2015 et de 
juin dernier. 
    A chaque scrutin, le Parti populaire (PP) de Rajoy est 
arrivé en tête mais, avec 137 élus dans l'actuel parlement, et 
même s'il est le seul parti à avoir progressé d'un scrutin à 
l'autre, n'a pas retrouvé sa majorité absolue, fixée à 176 
sièges. 
    Le PSOE a reculé pour sa part entre les scrutins législatifs 
de décembre (90 députés) et de juin (85 élus) et a connu une 
nouvelle déroute aux élections régionales du week-end dernier au 
Pays basque et en Galice, alimentant la fronde anti-Sanchez. 
  
 
 (Blanca Rodriguez, Angus Berwick et Carlos Ruano; Henri-Pierre 
André pour le service français) 
 
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