Mis en cause, le contraceptif Essure n'est pas retiré du marché

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Au siège du laboratoire Bayer, à Leverkusen (Allemagne), en mai 2016.
Au siège du laboratoire Bayer, à Leverkusen (Allemagne), en mai 2016.

Des femmes veulent faire interdire cet implant de Bayer, accusé de causer de graves effets secondaires. 20 000 sont posés chaque année en France.

Le dispositif contraceptif définitif Essure, placé sous surveillance renforcée depuis 2015 en raison des complications et des effets indésirables qu’il provoque, ne sera pas retiré du marché dans l’immédiat. C’est pourtant ce qu’espéraient Marielle Klein, 39 ans et mère de cinq enfants, et deux autres plaignantes de l’association R.E.S.I.S.T. (Réseau d’entraide, de soutien et d’informations sur la stérilisation tubaire) « au nom du principe de précaution dans l’attente des résultats des expertises médico-judiciaires ». Elles ont été reçues au ministère de la santé vendredi 20 janvier.

Présenté depuis 2002 comme une alternative à la ligature des trompes pour les femmes qui ne désirent plus avoir d’enfants, Essure consiste à l’introduction, par les voies naturelles, de mini-implants en forme de ressort dans les trompes de Fallope. Ceux-ci doivent déclencher une cicatrisation qui va les obstruer. Depuis sa mise à disposition, environ un million d’unités ont été vendues dans le monde dont 240 000 en France, selon le laboratoire Bayer HealthCare qui les fabrique. Remboursés par la Sécurité sociale depuis 2005, plus de 20 000 dispositifs Essure sont posés chaque année en France, mais ils sont soupçonnés de causer une large variété d’effets secondaires neurologiques, musculaires et hémorragiques.

Avec leur avocat, Me Charles Joseph-Oudin – par ailleurs défenseur des victimes du Mediator et de la Dépakine –, les trois plaignantes, inspirées par une action de groupe américaine qui r...

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