Mineurs chinois au Canada : l'entreprise les renvoie

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Commodesk - La société minière HD Mining, mise en cause par les syndicats canadiens pour avoir embauché des mineurs en Chine au lieu de recruter localement, a annoncé qu'elle renvoyait les travailleurs chinois, le temps d'éclaircir la situation au plan juridique.

La société précise qu'elle a investi 15 millions de dollars dans ce projet de mine de charbon, et qu'elle ne veut pas prendre de risques tant qu'elle n'a pas la certitude que les autorisations de travail temporaires de deux ans de ces employés seront maintenues.

Seize mineurs étaient arrivés sur le territoire canadien pour  participer à l'extraction des premières 100.000 tonnes de charbon de la mine de Murray River (Colombie-Britannique), un test devant décider de la poursuite du projet.

La minière a consenti de mauvais gré à remettre à la justice les curriculum vitae des 300 candidats canadiens non retenus pour ces postes, pour éviter l'exécution forcée de la décision de la Cour fédérale l'enjoignant de le faire. L'entreprise disait ne pas avoir trouvé de candidats locaux qualifiés.  Son annonce, retrouvée par le South China Morning Post,  précisait que les candidats devaient parler mandarin. Les syndicats locaux des conducteurs d'engins et travailleurs spécialisés de la construction soutiennent que des Canadiens voulaient ces emplois.

Le syndicat Métallos dénonçait dès 2011 les entreprises qui font venir par avions des salariés puis les renvoie, les condamnant à vivre au Canada comme des citoyens de seconde zone, sans perspectives d'implantation durable.

HD Mining associe une holding chinoise, Huiyong, majoritaire, et la branche canadienne de Dehua International Mines Group, établie en 2003 à Vancouver.

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