Minami Sanriku, un coin de paradis plongé dans l'enfer

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REPORTAGE - Notre reporter a atteint mardi l'épicentre du désastre: une ville balayée par une vague d'une trentaine de mètres, où il ne reste rien, que des morts par milliers.

Sur le chemin escarpé qui serpente au milieu des décombres, Tokuji Sugawara pédale comme un damné sur son tricycle jaune citron. Ce pêcheur d'algues de 79 ans est la seule personne vivante alentour, après le cataclysme aux proportions cosmiques qui a frappé Minami Sanriku.

La ville est située tout près de l'épicentre du séisme de magnitude 8,9 de vendredi dernier, et elle s'est retrouvée en première ligne du terrible tsunami qui a suivi peu après. «J'étais au bord de la mer en train de nettoyer mon bateau quand j'ai senti le tremblement de terre. J'ai immédiatement compris que le tsunami arrivait. J'ai accroché mon bateau au rivage et j'ai grimpé sur la montagne pour me réfugier. Les haut-parleurs se sont mis à cracher: “Tsunami! Tsunami! Grimpez! Grimpez!” Alors, j'ai vu l'eau se retirer du port en un éclair, jusqu'à ce qu'il ne reste plus que la terre. Puis la vague est venue», raconte Tokuji Sugawara.

Derrière lui, deux kilomètres d'un charmant port de

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