Millwall, à l'ombre du mythe

le
0
Millwall, à l'ombre du mythe
Millwall, à l'ombre du mythe

Au bord du fossé depuis plusieurs saisons, Millwall vient de tomber de son perchoir d'ancienne gloire : descente en League One, désertion d'une part des supporters et licenciement de l'historique Alan Dunne. La marche à l'ombre reprend.

On s'est longtemps attaché à ces images. Des extraits que les plus nostalgiques se repassent de temps en temps, sur des cassettes VHS d'une autre époque, où les joueurs évoluaient sur un écran grisâtre. On y distingue des bribes d'ambiance de l'époque, la classe de l'Écossais John Docherty sur le bord de la touche, et deux magiciens sur le terrain : Teddy Sheringham et Tony Cascarino, 99 buts à eux deux en trois saisons sous le maillot des Lions. Le Millwall FC vit alors ses plus belles heures, les seules en Premier League de son histoire, entre 1988 et 1990. East End est déjà la partie sombre de Londres, celle que Charles Dickens qualifie de "pauvre, répugnante de saleté, de pourritures et d'ordures". Un quartier où il ne fait pas bon vivre, où les touristes américains seront interdits en 1996, où le racisme a pris racine. C'est aussi là que le hooliganisme a prospéré dans une zone où chacun, ouvrier des quartiers pauvres, se saigne pour venir tous les quinze jours au stade. C'est surtout là que depuis quelques jours, le théâtre du quartier, le New Den, s'est éteint sur une équipe portée par le souvenir du passé. Le Millwall FC vient de tomber en League One, la troisième division nationale, après deux ans à l'agonie.

Un nom qui ne fait plus peur


Par le passé, Millwall était un nom qu'on respectait, un club qu'on craignait. En 2015, la page a été tournée. L'équipe ne fait plus peur, c'est un fait, et les fidèles le savent. En réalité, sa réputation ne ressemble aujourd'hui plus qu'à un mythe en bois. On peinerait presque à y croire, tant le New Den sonne creux depuis le début de la saison et peine à dépasser les 10 000 spectateurs, là où la capacité de l'enceinte est double. Pour preuve, les Lions n'ont remporté que neuf de leurs 46 matchs de championnat cette saison. Une tristesse sportive qui avait poussé le président du club, John Berylson, à rembourser tous les supporters venus assister à une rencontre de FA Cup à Bradford (League One) en janvier dernier. La raison ? Une défaite humiliante 4-0 à l'extérieur et un début de bagarre entre les joueurs. Finalement, le club est en accord avec son manque d'ambitions sportives. La descente n'est pas une surprise, alors que le rival historique, West Ham, aligne de belles performances en Premier League. Rageant. Et la prise de pouvoir de l'ancien buteur maison (le plus prolifique de l'histoire du club avec 125 buts en 138 matchs), Neil…


Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant